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295 résultats pour “patient idéal

Définition du médecin et du patient idéal

Publié le par Papi

A – Le médecin idéal

Pour tenir compte de l’évolution de la profession, le féminin sera employé.

- Elle fait des consultations à domicile, visite ses patients hospitalisés, respecte toujours les horaires de ses rendez-vous.

- Elle est à la fois très proche, très objective et très professionnelle.

- Dès la première visite, elle établit toujours un diagnostic correct et remplit un dossier sur son ordinateur.

- Elle ne prescrit jamais d’examens inutiles mais prescrit toujours ceux qui s’imposent.

- Elle est toujours souriante, même lorsque les patients sont désagréables

- Vous pouvez lui téléphoner à toute heure pour la consulter (gratuitement) au sujet de vos problèmes et réclamer une ordonnance ou son renouvellement (gratuitement).

- Elle est toujours à votre disposition malgré le temps qu’elle doit consacrer à la cascade de formalités administratives que lui imposent des bureaucrates qui n’ont jamais soigné de malades ni assisté à un seul cours de médecine.

B- Le patient idéal

- Il arrive toujours à l’heure à ses rendez-vous bien que son docteur ait toujours du retard.

- Il ne consulte jamais son médecin pour des broutilles mais toujours sans attendre pour les affections sérieuses.

- Il ne consulte jamais Internet, il sait qu’on y trouve plus souvent le pire que le meilleur.

- Il n’a jamais fait médecine mais il sait reconnaitre les symptômes les plus importants et peut les décrire dès le début de la consultation. Il ne donnera ni l’impression de tout savoir ni d’être totalement ignare.

- Il évite de prononcer un diagnostic et de faire de l’automédication, même à base de plantes.

- Il se rend chez tous les spécialistes qu’il doit rencontrer, expose à chacun uniquement les symptômes qui concernent sa spécialité, sachant qu’ils auront une perception correcte de son état de santé général.

- Il accepte de subir tous les examens, analyses, soins qui peuvent lui être prescrits, aussi désagréables qu’ils puissent être.

Sources

Perfect Patient Meet Perfect Physician texte publié sur un blog de médecins des Etats-Unis

http://www.kevinmd.com/blog/2015/01/perfect-patient-meet-perfect-physician.html  

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Voyage de l’autre côté du miroir

Publié le par Papi

L'informatique au service du patient ?

L'informatique au service du patient ?

Visiteur bénévole en EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et SLD (soins de longue durée),  je me suis retrouvé brusquement immobilisé sur un lit d’hôpital pendant une semaine suite à une fracture  accidentelle. J’ai trouvé intéressant de me situer aux premières loges pour découvrir plus en profondeur comment fonctionne un univers à la fois familier et mystérieux. Les lignes qui suivent ne visent qu’à exprimer un point de vue strictement personnel.

Les premiers contacts avec le personnel infirmier montrent que les cours des IFSI et les stages de formation ont bien été assimilés : cordialité, dynamisme (ne pas forcer la note), contact physique discret sur le bras du patient (et non sur le visage, merci).

L’acquisition des techniques de soins est parfaite : le personnel peut travailler très vite tout en évitant les gestes douloureux. On peut regretter que sa rotation quotidienne ne permette  pas une relation plus personnalisée, sécurisante, avec le patient.

« Communiquer est important, nous ne sommes pas des meubles ». Cette phrase relevée sur le blog, adressée par un patient à sa gériatre, s’est retrouvée d’actualité. Il arrive qu’une fracture soit accompagnée de dégâts collatéraux. Pourquoi ne pas en parler dès leur apparition plutôt qu’a posteriori quand leurs effets ont disparu; l’anxiété du patient serait diminuée, la douleur mieux acceptée.

La question des repas en milieu hospitalier occupant toujours une place importante dans les conversations entre un patient et un visiteur, il était intéressant de se retrouver au rang des consommateurs. Dans certains établissements, on débarrasse les plateaux au plus vite sous les protestations des patients. Ici, la situation était très différente, chacun pouvait manger à son rythme. Cela mérite d’être souligné quand on connait le fort pourcentage de patients dénutris dans les hôpitaux. En cas de perte totale d’appétit, pourquoi ne pas proposer un verre de lait ?

Comme dans toute communauté, des individualités se détachent de l’ensemble et laissent une forte impression. Qu’ont-elles de plus que les autres ? Bénéficient-elles de dons innés ou à la portée de tous avec une formation adéquate ?

Empathie est leur mot-clé. Le patient est accueilli comme un invité. On comprend qu’il se serait bien passé de vous rendre visite mais on est là pour le recevoir et le remettre sur pied. Le soignant se présente, nom ou prénom. La conversation est chaleureuse, naturelle, aborde les sujets les plus divers. Quand on revient pour soigner le voisin de chambre, on pense à saluer d’un signe de tête le malade qu’on a vu un peu plus tôt.

Pareille attitude permet d’éviter le risque d’oublier que la personnalité d’un patient peut être altérée par la douleur et les médicaments. Une distinction entre les bons malades et les moins bons n’a pas lieu d’être, même si le départ au plus vite de ces derniers permettrait de se rapprocher de la configuration idéale d’un hôpital sans malades…

Ce passage de l’autre côté du miroir dans un hôpital précis complété par mon expérience de différents établissements m’a montré l’énorme complexité d’un système qui fonctionne correctement dans des conditions difficiles, constamment sous l’épée de Damoclès des restrictions budgétaires, avec un personnel insuffisant surchargé de travail. Devrait-on souhaiter que les décideurs obsédés d’économies qui prétendent gérer la santé publique se retrouvent  à leur tour aux urgences puis sur un lit d’hôpital pour avoir une vision correcte de la réalité quotidienne ?

Publié dans hôpital, humanitude

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