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301 résultats pour “patient idéal

L’opération de la cataracte peut allonger votre espérance de vie

Publié le par Louis Lacaze

Extrait :

"Les chercheurs constatent une corrélation entre les opérations de la cataracte et l’allongement de l’espérance de vie avec une diminution du risque de décès d’origine cardiovasculaire, respiratoire, neurologique, infectieuse, aussi bien que suite à un cancer ou un accident (conduite automobile, chutes)."

La cataracte guette pratiquement tous les seniors et se rencontre de plus en plus fréquemment du fait de l’allongement de l’espérance de vie. Des facteurs de risque peuvent entrer en jeu, par exemple l’exposition aux rayons ultraviolets qui peut se contrôler avec le port de lunettes de soleil et d’une coiffure. L’opération de la cataracte se réalise sous anesthésie locale, le patient rejoint son domicile le jour même. Toutefois certains seniors peuvent tout de même repousser le plus tard possible l’opération. Une publication récente pourrait les aider à vaincre leur appréhension.

 Certaines études avaient déjà montré que l’espérance de vie s’allongeait chez les hommes et les femmes qui avaient subi l’opération de la cataracte. Elles ont été complétées par une publication dans JAMA qui expose le suivi de 74 044 femmes de plus de 65 ans atteintes de cataracte pendant vingt ans. L’étude révèle que non seulement les personnes opérées connaissent une meilleure qualité de vie mais qu’elles vivent plus longtemps alors que dans l’ensemble elles présentent davantage de pathologies - attaques cardiaques, troubles respiratoires chroniques, ulcères, glaucomes – que celles qui n’avaient pas été opérées.

Les chercheurs constatent une corrélation entre les opérations de la cataracte et l’allongement de l’espérance de vie avec une diminution du risque de décès d’origine cardiovasculaire, respiratoire, neurologique, infectieuse, aussi bien que suite à un cancer ou un accident (conduite automobile, chutes). Ils ne proposent aucune explication et insistent sur la nécessité de continuer à explorer le sujet. Il est tout de même suggéré de ne pas attendre le dernier moment pour se faire opérer : pourquoi retarder les bienfaits de l’opération qui par ailleurs est plus délicate pour les cas très prononcés ?

Commentaires de Bernard Pradines : bien sûr, il est très difficile d’oser une interprétation de ces résultats. Toutefois,  il est loisible d’imaginer que ceux qui se font opérer ne sont pas représentatifs de l’ensemble de la population. Ils pourraient être plus attentifs à leur santé et à leur qualité de vie. De plus, ils pourraient aussi bénéficier de moyens financiers plus importants dans un pays où les soins sont loin d’être gratuits. Enfin, pouvoir maintenir une vie de relation pourrait être plus propice à l’entretien des fonctions intellectuelles, aux relations sociales et à l’exercice physique.

Sources :

Tseng VL, Chlebowski RT, Yu F, Cauley JA, Li W, Thomas F, Virnig BA, Coleman AL. Association of Cataract Surgery With Mortality in Older Women: Findings from  the Women's Health Initiative. JAMA Ophthalmol. 2018 Jan 1;136(1):3-10.

Résumé de l’étude publiée dans le JAMA (texte complet payant) :

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Comment gérer les signes de démence

Publié le par Louis Lacaze

Comment gérer les signes de démence

Le Dr Helen Keyles, Professeur de psychiatrie à l’Université du Michigan, dirige un programme de recherches sur la démence et organise de nombreuses conférences sur le sujet.

 

Lorsque nous signalons que la pharmacopée actuelle n’est pas efficace contre la démence et s’accompagne d’effets secondaires graves, le public pose régulièrement une question : « Mais alors que pouvons-nous faire ? ». Ce besoin d’information nous motive fortement alors que nous avons noté qu’une très forte proportion de seniors atteints de démence vivaient dans leurs familles qui payaient un lourd tribut à cette charge et souffraient de stress, de dépression, d’une baisse générale de leur qualité de vie.

 

L’aidant, plus souvent une aidante, se retrouve naturellement en première ligne.

Comme demander à un dément de modifier son comportement est illusoire, il va exprimer ses besoins par des signes de dépression, d’anxiété, de l’agressivité, de l’apathie. L'aidant(e) devra devra les interpréter pour éventuellement les modifier.

 

Le Dr Keyles propose une liste de suggestions :

 

Etat général de l’aidant(e) : conserver une bonne forme physique et mentale suppose une gestion raisonnée de son énergie, la pratique d’exercice physique, le recours à une aide extérieure dès que le besoin s’en fait sentir, une protection contre le stress et un suivi médical régulier par son médecin.

 

Education : l’aidant(e) doit se persuader que le comportement du dément n’est pas intentionnel mais la conséquence d’une maladie du cerveau.

 

Situation de manque du dément : il peut manquer de sommeil, de repos, de nourriture, d’un environnement sécurisant.

 

Problèmes médicaux : la douleur en particulier n’est que trop rarement détectée alors qu’elle conduit à des comportements agressifs. Demander au médecin de rechercher une source éventuelle de douleur, une infection urinaire, l’effet secondaire d’un médicament…

 

Il doit être apporté une correction à un déficit de la vision ou de l’audition :

 

Communication : parler calmement, poser des questions fermées (réponses oui-non). Rester simple, ne pas se lancer dans de longues explications.

 

Environnement : réduire l’agitation, le nombre de personnes présentes, le bruit (radio, télévision). Une routine quotidienne sécurise le patient.

 

Sécurité : veiller à isoler le dément de tout objet qui pourrait être dangereux pour lui ou l’entourage.

 

Manque d’activité : éviter les activités standard, rechercher des activités correspondant aux goûts et aux capacités de la personne sans s’attacher à la qualité de l’exécution.

 

Le Dr Keyles espère que cette approche proactive axée sur la formation des aidant(e)s s’imposera face au recours aux médicaments psychoactifs, psychotropes, généralement utilisés. Elle reste toutefois convaincue qu’un long chemin reste à parcourir.

 

Sources

 

Eric Widera. Alex Smith. GeriPal Podcasts Managing Behavioral Symptoms in Dementia: Podcast with Helen Kales

Listen to GeriPal Podcasts on: iTunes   Google Play Music  Soundcloud  Stitcher 

Today from my home state of Michigan we have, and from my alma mater the University of Michigan, we have Helen Kales who is Professor of Psychiatry, Director of the Program for Positive Aging and a Research Investigator at the VA Center for Clinical Management and Research. Welcome to the GeriPal podcast, Helen.

 

Helen C Kales et al Assessment and management of  behavioral and psychological symptoms  of dementia

https://www.bmj.com/bmj/section-pdf/917839?path=/bmj/350/8003/Clinical_Review.full.pdf

 

Behavioral and psychological symptoms of dementia are defined as signs and symptoms of disturbed perception, thought content, mood, or behavior.

They include agitation, depression, apathy, repetitive questioning, psychosis, aggression, sleep problems, wandering, and a variety of socially inappropriate behaviors.

 

Et aussi un exemple de formation :

Dr Lucien Mias 

Publié dans Alzheimer, aidants, médicaments

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