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295 résultats pour “patient idéal

La douleur après l’orage

Publié le par Bernard Pradines

La douleur après l’orage

Selon Vittori (Vittori et al, 2020), les conséquences prévisibles à long terme de la Covid-19 devraient être anticipées.

 

Première stratégie : l'anticipation des risques posés par la pandémie de COVID-19 pour les patients et les professionnels de santé. Les autorités devraient être incitées à mobiliser des ressources à ces fins et à réunir des équipes multidisciplinaires à mesure que la pandémie augmente et commence à se dissiper, pour identifier les patients et les professionnels les plus vulnérables afin de gérer leurs problèmes de santé mentale.

La deuxième stratégie consiste à surveiller les survivants du SDRA[1] de la COVID-19 pour identifier les facteurs de risque de développement d’un état de stress post-traumatique (ESPT), d’une douleur chronique et d'un syndrome de type fibromyalgique. Cette surveillance devrait être dotée d’outils thérapeutiques (pharmacologiques, psychologiques et professionnels) visant à atténuer le risque de développer un syndrome douloureux et ses séquelles.

 

La troisième et dernière stratégie devrait  se concentrer sur la planification d'études multidisciplinaires et multicentriques pour identifier la prévalence et l'histoire naturelle des incapacités physiques et psychologiques, y compris la douleur chronique et d'autres séquelles à long terme chez les survivants du SDRA de la COVID-19 afin d'évaluer l’efficacité des traitements mis en œuvre.

 

Source :

Vittori A, Lerman J, Cascella M, et al. COVID-19 Pandemic Acute Respiratory Distress Syndrome Survivors: Pain After the Storm? Anesth Analg. 2020;131(1):117-119.

 

[1] SDRA : syndrome de détresse respiratoire de l’adulte

 

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La gériatrie, une spécialité en voie de disparition ?

Publié le par Louis Lacaze

La gériatrie, une spécialité en voie de disparition ?

Ce titre provocateur a frappé les Américains, inquiets de voir que si l’espérance de vie a doublé au cours du XXème siècle, le nombre de spécialistes visant à construire une vie à la fois longue et de haute qualité n’avait pas suivi le mouvement.

Cette désaffection pour la discipline a reçu plusieurs explications. La gériatrie n’est pas jugée motivante parce qu’elle n’apporte pas de guérison définitive aux personnes âgées. Elle est financièrement moins rentable que d’autres spécialités. Elle exige une grande disponibilité  avec des consultations et entretiens avec les malades, des réunions de concertation avec le personnel médical, l’organisation de l’aide à domicile, les troubles mnésiques des patients.

Certains généralistes pensent que les gériatres ne sont pas indispensables puisque de leur côté ils soignent le diabète, l’hypertension et les troubles cardiaques. Pour ces praticiens, ces pathologies sont simplement plus nombreuses chez les personnes âgées.

Toutefois, certains troubles, tels que la démence ou l’état confusionnel causé par les médicaments ne se rencontrent pas chez les patients d’âge moyen. Les patients suivis par un gériatre séjournent moins longtemps dans les hôpitaux, présentent moins de complications, de chutes, d’escarres et d’infections urinaires. Il arrive souvent qu’un étudiant en médecine déclare s’être orienté vers la gériatrie parce qu’il a  dû assister impuissant à la souffrance d’un grand parent en fin de vie, ou au contraire a pu admirer l’efficacité du suivi apporté par un gériatre dans ces circonstances. L’auteur de l’article cite le cas d’un généraliste qui, après neuf ans de pratique, a suivi une formation de spécialisation en gériatrie pour reconnaitre « qu’il n’aurait jamais imaginé qu’il ignorait autant de choses jusque-là ».

Source :

KATIE HAFNERJAN.

Publié dans gériatrie

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