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295 résultats pour “patient idéal

Fini le diagnostic rapide

Publié le par Bernard Pradines

La génération actuelle des aînés était coutumière des diagnostics rapides suivis d’une ordonnance ou d’un renoncement jugé raisonnable. Si ceci peut être encore le cas, de nombreuses situations ne s’y prêtent plus. Le nombre des pathologies identifiées a augmenté, les maladies chroniques ont littéralement explosé en nombre et en durée. Surtout, le médecin ne travaille plus seul ou ne le devrait plus dans bien des cas. Si la plupart des consultations ne nécessite pas d’avis ou d’examen complémentaire, il n’en va pas toujours ainsi, surtout chez les personnes âgées ; d’autres consultations ou hospitalisations peuvent être nécessaires, d’autres examens sont indispensables avant d’établir un diagnostic débouchant sur une attitude thérapeutique adéquate. Une démarche éventuellement pénible pour une personne vulnérable. Ainsi, l’appréciation de la « balance bénéfice-risque » peut-elle aussi demander du temps de concertation pluridisciplinaire.

Cet aspect du « parcours de soin » peut être anxiogène tant le diagnostic et le traitement peuvent se faire attendre. En somme, les diverses évaluations professionnelles sont susceptibles d’être ressenties comme des errements par le patient.

En conclusion, tenir compte des us et coutumes de la génération soignée permet de mieux aborder auprès d’elle cet aspect nouveau : les diagnostics doivent être mieux étayés et les traitements demandent désormais fréquemment une concertation qui était rare autrefois.

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Inégalité d’accès aux soins palliatifs dans le monde

Publié le par Louis Lacaze

La revue médicale The Lancet a créé une commission visant à généraliser les soins palliatifs et à lutter contre la douleur à l’échelle mondiale. Ses constatations ont de quoi révolter.

Seuls 2% des patients des pays pauvres ont  accès aux soins palliatifs. Si plus de 298 tonnes d’opiacés et dérivés sont consommés annuellement dans le monde, seulement  500 kg atteignent le dernier décile des pays les plus pauvres. Un patient ne recevra que 10 mg d’équivalent-morphine par an dans un pays pauvre alors que les pays riches en consomment 47 000 mg annuellement par patient, bien plus que nécessaire d’après les auteurs de la publication des données collectées par  la commission (Knaul et al, 2017).

 

Ce désintérêt pour la lutte contre la douleur peut certes s’expliquer par des causes financières mais aussi par une méfiance injustifiée envers les opiacés, la crainte que les patients soient  contaminants ou le manque de motivation chez le personnel soignant. Le cas des enfants est particulièrement préoccupant. Dans les pays riches, seulement 1% des enfants qui souffrent chaque année n’ont pas accès aux antalgiques.  Cette proportion s’élève à 30% dans les pays pauvres.

 

La commission a composé un kit d’urgence de soins palliatifs visant à soulager la souffrance à un moindre coût. Il comprend des médicaments bon marché et un matériel basique qui ne représente que 2% du budget de la santé de la majorité des pays pauvres. A l’échelle mondiale ce coût est extrêmement faible et tout à fait à la portée d’organisations telles que la Banque Mondiale, l’OMS et l’UNICEF.

 

Sources :

Knaul FM, Farmer PE, Krakauer EL, De Lima L, Bhadelia A, Jiang Kwete X, Arreola-Ornelas H, Gómez-Dantés O, Rodriguez NM, Alleyne GAO, Connor SR, Hunter DJ, Lohman D, Radbruch L, Del Rocío Sáenz Madrigal M, Atun R, Foley KM, Frenk J,  Jamison DT, Rajagopal MR; Lancet Commission on Palliative Care and Pain Relief Study Group. Alleviating the access abyss in palliative care and pain relief-an imperative of universal health coverage: the Lancet Commission report. Lancet. 2017 Oct 11.

 

The Lancet commissions http://www.thelancet.com/pdfs/journals/lancet/PIIS0140-6736(17)32513-8.pdf

Poor people in all parts of the world live and die with little or no palliative care or pain relief. Staring into this access abyss, one sees the depth of extreme suffering in the cruel face of poverty and inequity.

 

 

Et des présentations :

Profile : Felicia Marie Knaul: advocate for better pain relief and palliative care

http://www.thelancet.com/pdfs/journals/lancet/PIIS0140-6736(17)32663-6.pdf   

The time before her father died of stomach cancer in 1984 had a lasting impact on Felicia Knaul. “Each day brought new and ever-more challenging horrors—bone metastases popping up throughout his body...lungs filling with fluid and agonising, rattling breathing for which for several days I could do little other than keep his head elevated to stop him from drowning”

 

 

http://www.thelancet.com/pdfs/journals/lanres/PIIS2213-2600(17)30384-3.pdf

Universal coverage for palliative care in respiratory disease and critical care

Too many people live and die with serious health-related suffering. The Lancet

Commission on palliative care and pain relief is a powerful reminder of the global need to address this issue. The authors estimate that worldwide, 25·5 million people die with suffering and more than 6 billion days are lived with suffering each year.

 

Pourquoi ne pas balayer devant notre porte :

 

Pr Serge Perrot, spécialiste de la douleur à l’hôpital Cochin - Hôtel Dieu à Paris.

Près de 40% des malades du cancer devraient bénéficier d'un traitement antidouleur

http://www.francetvinfo.fr/sante/soigner/pres-de-40-des-malades-du-cancer-devraient-beneficier-d-un-traitement-antidouleur_2424111.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20171019-[lesimages/image3]

http://www.allodocteurs.fr/j-ai-mal/pres-de-40-des-malades-du-cancer-devraient-beneficier-d-un-traitement-antidouleur_23446.html

 

Douze millions de Français souffrent de douleurs chroniques. Pourtant, 70% d'entre eux ne reçoivent pas un traitement approprié. Les explications du président de la SFETD, le Pr Serge Perrot, spécialiste de la douleur à l’hôpital Cochin - Hôtel Dieu à Paris.

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