Avoir peur de la démence ne pourrait qu’aggraver la situation.

Publié le par Papi

Un court commentaire de ce texte à lire en bas de page après avoir cliqué sur "1 commentaire" en haut et à droite.

Au Royaume Uni, des professionnels de la santé regrettent que les cas de démence ne soient pas diagnostiqués à leur tout début. Plusieurs enquêtes ont révélé que, dans 54% des cas, les professionnels n’ont été consultés qu’au bout de 6 mois, dans 25% des cas seulement au bout de 2 ans. A ce moment-là les médicaments classiques pour traiter les cas de démence légère n’étaient plus efficaces. Une notion toutefois largement remise en question.

Des explications sont proposées :

Les familles hésitent à informer le médecin référent parce qu’elles ont du mal à accepter la réalité, ne veulent pas traumatiser la personne atteinte, sont convaincues qu’elles seront en mesure de résoudre les problèmes, qu’il n’existe aucune thérapeutique efficace. Les docteurs hésitent parfois à établir un diagnostic de démence pour ne pas traumatiser le patient et la famille.

Devant l’inquiétante progression des cas de démence et leur coût pour la société des actions préventives sont à l’ordre du jour. « Pensez à votre cœur, pensez à votre cerveau ». Un cœur en bonne santé diminuerait le risque de démence. L’adoption d’un mode de vie sain, sans tabac, sans alcool, avec de l’exercice physique et un bon régime alimentaire sera recommandée.

Sources :

http://www.telegraph.co.uk/health/healthnews/10842236/Fear-of-dementia-is-exacerbating-the-condition-experts-warn.html

Jeremy Hunt promises revolution in care for dementia sufferers

http://www.telegraph.co.uk/health/elderhealth/10770763/Elderly-who-lose-interest-in-pastimes-could-be-at-risk-of-Alzheimers-Disease.html

article basé sur une étude du Dr Launer publiée dans the medical journal of the American Academy of Neurology :

https://www.aan.com/PressRoom/Home/PressRelease/1268

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
L’utilité du diagnostic précoce, encore moins fréquent en France, réside davantage dans des mesures d'anticipation et d’accompagnement que sur l'intérêt des traitements médicamenteux dont l’efficacité, même temporaire, est fortement remise en doute. Oui, le déni est ici aussi le principal mécanisme de défense qui obère le diagnostic précoce. Enfin, la prévention est encore balbutiante, même si les recommandations d'hygiène de vie méritent l’attention de tous.
Répondre