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legislation

Cinquième risque : définition et intérêt

Publié le par Bernard Pradines

Cinquième risque : définition et intérêt
Pour discuter du thème ci-dessous, je vous invite à une nouvelle visioconférence animée par Madame Joëlle Le Gall le vendredi 22 octobre 2021 de 18 heures à 20 heures (heures de métropole française) sous l'égide de l'Association Tarnaise de Gérontologie (ATG) :
 
Cinquième risque – suppression de la barrière de l’âge
L’horizon d’une révolution sociale dont les français doivent s’emparer

Inscription à bpradines@aol.com

Comme cette réunion sera enregistrée, il sera possible d’y assister en différé moyennant l’inscription préalable.

Vous voulez participer facultativement à ces initiatives en aidant l’ATG : la cotisation est de 10 Euros par an. En cas d’erreur, je rejetterai toute cotisation ou don déjà versé dans l’année courante.

Testez vos connaissances sur ce thème, votre adresse mail sera anonymisée et ne servira qu'à vous présenter les réponses.

Cinquième risque – suppression de la barrière de l’âge

L’horizon d’une révolution sociale dont les français doivent s’emparer

A l’heure où de nombreuses questions se posent pour une meilleure qualité de vie des seniors, il est urgent d’apporter un éclairage sur la création d’un cinquième risque (ou une cinquième branche de sécurité sociale) permettant de répondre au financement de l’accompagnement d’un citoyen, victime d’une incapacité, d’un handicap, quel que soit son âge.

A situation équivalente, les aides humaines et financières proposées sont très différentes, que l’on réside en établissement ou à domicile, selon que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre de la barrière de l’âge fixée à 60 ans. Est-il normal qu’un citoyen soit enfermé dans un registre inégalitaire à cause de son âge ? Est-il acceptable que les aides qui lui sont apportées ne soient pas à la hauteur de ses réels besoins pour protéger son maintien en santé et pour répondre à la compensation de son handicap et de sa perte d’autonomie ? Et ceci quelle qu’en soit l’origine : une maladie invalidante, un déficit d’ordre physique, psychique, cognitive, accidentelle…

Ce cinquième risque, réclamé de longue date par de nombreuses organisations associatives et professionnelles, n’a pas été retenu par les précédents gouvernements qui ont préféré enfermer les plus de 60 ans dans un registre différent : d’un côté les personnes âgées dépendantes, de l’autre les personnes handicapées.

Il faut aujourd’hui reconnaître cette volonté du Président Emmanuel Macron de poser les premières pierres de cette révolution sociale, actée depuis juin 2020, et intégrée dans la loi sur le vieillissement reportée en fin d’année 2021, et maintenant à la fin du quinquennat.

Mais ce cinquième risque ne se construira pas en un jour s’il demeure un « effet d’annonce », d’autant plus qu’il concerne l’ensemble des français. Il est impératif d’expliquer aux citoyens les enjeux que cela représente et de leur donner la parole afin qu’ils puissent se prononcer sur leurs attentes en participant à un débat démocratique.

Aujourd’hui quelles sont les conséquences financières, humaines et sociales de la barrière de l’âge actuellement fixée à 60 ans ? D’un côté le handicap, de l’autre la dépendance.

Demain, à quelles avancées pourrons-nous prétendre avec la création de ce cinquième risque ? Quelles peuvent être les retombées économiques et sociales liées à la suppression de la barrière de l’âge ?

C’est le sujet que je vous propose d’aborder, en ouvrant le débat sur cette nécessaire révolution sociale.

Joëlle LE GALL

Présidente de BVE 35 (Bien Vieillir Ensemble Ille-et-Vilaine)

Présidente de BVE.BZH (Fédération bretonne regroupant le 29, le 35 et le 56)

Présidente fondatrice de la FNAPAEF (2004 à 2014) (Fédération Nationale des Associations de Personnes Âgées Et leurs Familles et Amis)

Chevalier de l’ordre du Mérite et membre du comité Directeur de l’ONM 35 (Association Nationale des Membres de l’Ordre du Mérite - section d’Ille-et-Vilaine)

Rennes le 29 septembre 2021. Communiqué de la Fédération bretonne BVE/BZ :

Publié dans législation, politique

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Non, résolument non !

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/Euthanasie-quand-pro-anti-rencontrent-2018-05-23-1200941151

Image issue du site : https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/Euthanasie-quand-pro-anti-rencontrent-2018-05-23-1200941151

Ancien gériatre, j’émets les plus vives réserves quant à une évolution rétrograde de la loi de 2016 concernant les soins lors de la fin de la vie. Pour moi l’aide active à mourir, qui prévoit des mesures radicales telles que l’euthanasie et le suicide médicalement assisté, ne peut être intégrée à une stratégie palliative.

Reste à pouvoir appliquer à bon escient les dispositions de la loi citée ci-dessus dont une sédation profonde dans les cas précis qui le requièrent.  La pratique m’a montré la tendance diffuse de notre société à trouver embarrassante la persistance d’états de dépendance censés coûter cher dans sa course effrénée à la rentabilité et au profit. Si les uns y recourent, pourquoi pas les autres qui n’ont pas encore compris qu’ils sont onéreux et que leur image fait souffrir la société et leur famille ?

L’Histoire et l’émergence des Droits de l’Homme nous ont enseigné le rejet des pratiques expéditives et nous ont conduits à aller plus loin : vers le respect de la vie des citoyens âgés vulnérables. Je souhaite que ces personnes, de plus en plus nombreuses, terminent leur vie dans la dignité, c’est-à-dire respectées, correctement accompagnées et soignées jusqu’au bout.

C’est pourquoi je partage les objectifs de la SFAP* et ses objections quant au récent projet de loi visant à procurer une « aide active à mourir ».

*SFAP

Pour en savoir davantage :

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