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legislation

Non, résolument non !

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Ethique/Euthanasie-quand-pro-anti-rencontrent-2018-05-23-1200941151

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Ancien gériatre, j’émets les plus vives réserves quant à une évolution rétrograde de la loi de 2016 concernant les soins lors de la fin de la vie. Pour moi l’aide active à mourir, qui prévoit des mesures radicales telles que l’euthanasie et le suicide médicalement assisté, ne peut être intégrée à une stratégie palliative.

Reste à pouvoir appliquer à bon escient les dispositions de la loi citée ci-dessus dont une sédation profonde dans les cas précis qui le requièrent.  La pratique m’a montré la tendance diffuse de notre société à trouver embarrassante la persistance d’états de dépendance censés coûter cher dans sa course effrénée à la rentabilité et au profit. Si les uns y recourent, pourquoi pas les autres qui n’ont pas encore compris qu’ils sont onéreux et que leur image fait souffrir la société et leur famille ?

L’Histoire et l’émergence des Droits de l’Homme nous ont enseigné le rejet des pratiques expéditives et nous ont conduits à aller plus loin : vers le respect de la vie des citoyens âgés vulnérables. Je souhaite que ces personnes, de plus en plus nombreuses, terminent leur vie dans la dignité, c’est-à-dire respectées, correctement accompagnées et soignées jusqu’au bout.

C’est pourquoi je partage les objectifs de la SFAP* et ses objections quant au récent projet de loi visant à procurer une « aide active à mourir ».

*SFAP

Pour en savoir davantage :

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La contention mécanique est dangereuse

Publié le par Bernard Pradines

La contention mécanique est dangereuse

La revue des incidents et accidents de matériovigilance déclarés à l’ANSM[1], dans la période du 1er janvier 2011 au 10 décembre 2019, sur des dispositifs médicaux de contention, a permis de faire le point sur les dispositifs médicaux de contention au fauteuil et au lit.

Parmi les contentions connues, mécanique, architecturale, médicamenteuse et psychologique, la première d’entre elles continue à occasionner la mort de personnes, en particulier âgées.

C’est ce que relève le rapport de l’ANSM de novembre 2020.

Parmi le observations relevées, l’absence de maintien pelvien au fauteuil apparait comme une erreur pouvant mener à la strangulation ou à la compression thoracique.

Bien sûr, il ne faut pas s’en tenir à cette considération de bon sens et prendre connaissance des accidents décrits et des recommandation prescrites contenues dans le document en lien ci-dessous.

Ces considérations rejoignent les résultats d’études déjà publiées.[2]

A noter que les contentions utilisées chez les personnes âgées sont généralement effectuées au fauteuil et au lit mais non sous la forme de « couchage de contention ».

Téléchargement du rapport :

https://www.geriatrie-albi.com/20201110-rapport-contention.pdf


[1] ANSM : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, anciennement, avant juin 2012, AFSSAPS : Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé

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