Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

acharnement therapeutique

Loi de fin de vie : réponses à nos questions

Publié le par Bernard Pradines

Loi de fin de vie : réponses à nos questions
Dans la préparation de la visioconférence relative aux lois de fin de vie du Dr Serge Bismuth le 23 septembre 2021, nous avons recueilli 46 réponses à un questionnaire censé vérifier la connaissance de la loi en vigueur.
Nous vous en fournissons ci-dessous les résultats intégraux après un court exposé des principales erreurs retrouvées dans les réponses.
  • L’institution de la personne de confiance est ancienne : elle date de 2002.
  • Il n’est jamais prévu d’imposer à quiconque la désignation d’une personne de confiance ou la rédaction de directives anticipées.
  • Le fait d’être sous tutelle ne permet pas de désigner une personne de confiance ou de rédiger des directives anticipées sans conditions préalables.
  • Les directives anticipées sont valables indéfiniment sauf si révoquées ou modifiées.
  • Une personne mineure ne peut pas valablement désigner une personne de confiance ou rédiger des directives anticipées
 
Voir ci-dessous les résultats complets.
 
Réponses aux 13 questions fermées :
 
Réponses à la question ouverte relative aux différences entre sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès et euthanasie
Partager cet article
Repost0

Personnes âgées : propositions pour le monde d’après. Huitième thème : élargir l’anticipation.

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : http://www.johnsonbabies.co.uk/2014_12_01_archive.html

Image issue du site : http://www.johnsonbabies.co.uk/2014_12_01_archive.html

Il conviendrait de proposer, non d’imposer car il s’agit de droits et non de devoirs :

·  la rédaction de directives anticipées en cas de diagnostic d’une maladie chronique et potentiellement fatale. Ne pas vouloir promouvoir à tout prix -ou pire imposer- les directives anticipées, avec l'arrière-pensée d'éviter des débats éthiques indispensables. Cette démarche demande pour le moins un détour obligatoire pour comprendre la désaffection dont ce « cadeau législatif » est l’objet. Si l’on ne s’était pas limité à la fin de la vie dans un sens restrictif du terme avec une constante préoccupation de limiter le propos à l’acharnement thérapeutique requalifié d’obstination déraisonnable, il eut été intéressant d’élargir le périmètre des directives anticipées pour rejoindre réellement les soucis des personnes vieillissantes : par exemple poser la question actuelle  du consentement à la vaccination ou à tout autre traitement médicamenteux en dehors de ceux qui sont indispensables pour lutter contre les symptômes pénibles de fin de vie tels que la dyspnée et la douleur ou encore la sédation maintenue jusqu’au décès. Il conviendrait de savoir si la personne souhaite ou non une hospitalisation en cas de décompensation prévisible d’une pathologie chronique, l’entrée en EHPAD, le refus de la visite d'une personne donnée, le don du corps, le don d'organes, le décès à domicile ou non.

·  la désignation d’une personne de confiance, en n’en faisant pas l’interlocuteur unique comme c'est trop souvent le cas actuellement [1] donc commode, des soignants. Cette désignation devrait être accompagnée de conseils de témoignages tels que suscités dans les nouvelles directives anticipées élargies proposées ci-dessus. Il est en effet peu utile de consulter une personne de confiance qui est censée témoigner mais qui ne possède aucun élément précis d’anticipation concernant son rôle lorsqu’elle sera sollicitée.

·  pour toutes les personnes vieillissantes, le mandat de protection future et l’habilitation familiale devraient sortir de leur anonymat.

A ces fins, il serait utile de mettre en œuvre des « consultations médico-juridiques », en particulier au niveau des consultations-mémoire.

Ces exigences demanderont un gros effort d’anticipation et de prévention, une attitude inhabituelle à ce jour.

[1]  ce n'est jamais écrit dans la loi

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>