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Animal de compagnie en EHPAD : qui pourra s’y conformer ?

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://www.ascellianceresidence.fr/blog/les-animaux-en-ehpad-un-plus-pour-les-residents

Image issue de : https://www.ascellianceresidence.fr/blog/les-animaux-en-ehpad-un-plus-pour-les-residents

Encore un long chemin si l’on voulait accueillir l’animal de compagnie des personnes présentant des troubles cognitifs importants, a fortiori majeurs.

L’Arrêté du 3 mars 2025 fixe des conditions :

1° Produire au moment de l'admission du résident ou de l'arrivée de l'animal un certificat vétérinaire comportant les mentions fixées en annexe au présent arrêté ;
2° Assurer et prendre en charge les soins vétérinaires requis par l'état de santé de l'animal ;
3° Veiller à l'absence de comportement dangereux de l'animal, y compris dans les espaces privatifs ;
4° Respecter les règles, fixées par le directeur de l'établissement pour assurer l'hygiène, la sécurité des personnels et résidents, ou la tranquillité des résidents, et relatives aux espaces soumis à des interdictions ou des restrictions d'accès pour les animaux ;
5° Fournir et mettre à disposition de l'établissement le matériel permettant de contenir l'animal en tant que de besoin ;
6° Fournir en permanence un accès à une eau propre et potable, renouvelée autant que de besoin, dans un récipient que le résident tient propre ;
7° Prendre en charge la nourriture adaptée aux besoins de l'animal ;
8° Fournir les soins quotidiens permettant d'assurer le bien-être de l'animal.

Référence :

Arrêté du 3 mars 2025 relatif aux conditions d'accueil des animaux de compagnie en EHPAD prévu par l'article 26 de la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l'autonomie

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Susan Block, pionnière de l’introduction de la psychosociologie dans les soins palliatifs

Publié le par Louis Lacaze

Susan Block, pionnière de l’introduction de la psychosociologie dans les soins palliatifs

Aux Etats-Unis Jack Kevorkian, pathologiste, a été emprisonné de 1997 à 2007 pour avoir aidé au moins 130 patients en phase terminale à mourir, parfois dans son fourgon Volkswagen. Le procès a eu un tel retentissement aux Etats-Unis qu’il déboucha sur la création d’un service formant des médecins. Ils devenaient aptes à dispenser un enseignement de techniques de communication permettant d’accompagner les patients en fin de vie et leurs familles. Cette formation se révèle particulièrement utile lorsque le contact avec le patient ou la famille est difficile, que l’interprétation de leurs déclarations est délicate ou sujette à caution.

 Avant de passer à l’étape de la présentation des choix médicaux envisageables, on doit retenir que le patient est terrifié. Cette peur contagieuse peut contaminer la famille tout comme le personnel soignant. Isolé dans une anxiété permanente, il est incapable de se projeter hors de l’immédiateté et de faire des choix. Un gros travail de désintoxication doit être effectué pour libérer la parole, réduire l’anxiété et la dépression qui, avec la souffrance, sont les trois agents les plus destructifs de la qualité de la vie.

Pourquoi n’introduire les soins palliatifs qu’à la fin du parcours alors que l’anxiété se manifeste dès l’annonce d‘une maladie sérieuse ?  Comment organiser le temps dont le patient dispose ? Qu’est-ce qui est important pour lui ? De quoi a-t-il peur ? Comment peut-on l’aider ? Le but n’est pas de l’orienter vers une décision particulière mais de le rendre psychologiquement apte, ainsi que sa famille à gérer un état de santé au pronostic peu encourageant.

Commentaires de Bernard Pradines. La notion d’aide à mourir ne nous renseigne pas sur la nature de cette aide. Pour ma part, je considère avoir aidé, comme beaucoup de mes collègues soignants, un grand nombre de personnes à mourir dans la mesure où je suis intervenu activement pour soulager leurs souffrances. Pour d’autres, cette notion implique une action délibérée pour mettre fin à la vie des patients. J’ai un peu de mal aussi, à la lecture de ce texte, avec les troubles de l’humeur que sont dépression et anxiété qui me semblent à inclure dans les souffrances. Par contre, la revendication de l’intervention plus précoce des soins palliatifs me semble très justifiée par l’expansion rapide des pathologies chroniques non curables.

Références :

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