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La vieillesse peut être l’âge de la sagesse

Publié le par Bernard Pradines

L’image du grand âge a toujours oscillé entre le gâtisme, dénomination ancestrale des troubles neurocognitifs majeurs (TNCM) d’une part, et la sagesse d’autre part.

Il me semble que la seconde possibilité recèle un grand espoir pour l’avenir, à l’heure d’une perspective d’explosion démographique du nombre des personnes âgées. J’en voudrais pour exemple deux personnes, l’une dont l’histoire de ma génération a retenu le nom, l’autre que j’ai connue personnellement.

La première est l’américain Robert McNamara, décédé en 2009 à 93 ans. Il fut secrétaire d’Etat à la Défense[1] des Etats-Unis au moment de la dernière guerre du Viêt-Nam, du 21 janvier 1961 au 29 février 1968 [2]. Vers la fin de sa vie, il déclara ses regrets en affirmant que la guerre du Viêt-Nam était une guerre d'indépendance et non une guerre idéologique, comme le pensait la politique américaine de l'époque [3]. Il le fit savoir au monde entier [4].

La deuxième est Paul Quilès, ancien ministre de la France, décédé à l’âge de 79 ans en 2021. Il fut quatre fois ministre de la République dont une fois ministre de la Défense. Il a ainsi participé à des gouvernements dont la doctrine militaire était en grande partie fondée sur le concept de la « dissuasion nucléaire ». Pourtant, à partir de mai 2016, il est président d' Initiatives pour le désarmement nucléaire une association affirmant que « la seule façon efficace d’empêcher la guerre nucléaire consiste non pas à accumuler, moderniser et rendre plus utilisables les armes nucléaires, mais à les éliminer. » A travers ses ouvrages, il ne cessa jamais de dénoncer le risque d’apocalypse représenté par les armes nucléaires [5].

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La toxicomanie chez les personnes âgées atteintes de maladies graves

Publié le par Louis Lacaze

La toxicomanie chez les personnes âgées atteintes de maladies graves

Les douleurs peuvent accompagner de nombreuses maladies graves dont les cancers au moment du traitement initial, ou bien en rémission d’une à plusieurs années. La douleur peut devenir chronique et son traitement peut conduire à une toxicomanie pouvant atteindre 9% des cancers de la tête et du cou aux USA.

La consommation d’alcool arrive en tête de liste, suivie par le recours aux opiacés. Une surveillance thérapeutique idéale exigerait une grande disponibilité permettant un suivi régulier du patient avec des prescriptions plus courtes. Consomme-t-il sa drogue de façon intermittente, continue, dans des contextes précis ?

Une autre attitude est possible. Le malade est en train de mourir. Pourquoi ne pas lui laisser le seul plaisir qui lui reste ? Il va hâter sa mort, mais ne pas souffrir n’est pas trop cher payé.

Commentaire de Bernard Pradines. Ce texte a le mérite de distinguer radicalement le traitement de la douleur chronique au long cours et celui des situations de fin de vie attestée. Une distinction qui n’est pas encore effective dans la totalité du public non médical.

Références :

Publié dans douleurs, fin de vie

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