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Qu’est-ce qu’un senior aimerait vraiment faire ?

Publié le par Louis Lacaze

Qu’est-ce qu’un senior aimerait vraiment faire ?
Qu’est-ce qu’un senior aimerait vraiment faire ?
Qu’est-ce qu’un senior aimerait vraiment faire ?

Contempler des seniors dans la salle commune d’un EHPAD, immobiles devant un téléviseur en totale passivité peut déclencher un sentiment de gêne. Certes on vous expliquera qu’ils sont médicalement suivis, qu’ils ne souffrent pas, que la plupart d’entre eux sont inaptes à s’intéresser à leurs activités antérieures.

En fait, les personnes âgées atteintes de démence, de handicaps divers, de dépression sont trop souvent considérées comme définitivement incapables de s’intéresser à des activités qui correspondaient autrefois pour elles à des intérêts essentiels.

Ces activités peuvent être diverses : lecture, discussions, marche, promenade, ménage, jardinage. Les interrompre peut avoir des répercussions sur la santé physique et mentale des seniors et indirectement sur les aidants. Il est donc important de différencier les activités passe-temps des activités significatives qui peuvent se modifier en fonction des handicaps de santé mais un fond commun restera toujours présent. Les auteurs citent le cas d’un ancien passionné de voitures de sport. Il ne conduit plus, son aidante est au volant, il s’installe à l’arrière pour ne pas être tenté de toucher le volant et donne ses instructions à la conductrice. Il a adapté sa passion à son handicap.

Les techniques de communication en gériatrie permettent de découvrir les goûts et préférences des seniors et de différencier les activités secondaires des essentielles. Une réponse comme « rien ne m’intéresse » est un signal d‘alarme, elle cache un problème qui exige qu’on lui consacre toute son attention de toute urgence.

D’un coup de baguette magique les auteurs de l’étude aimeraient disposer du temps nécessaire pour créer un climat d’empathie, amener au cours de conversations le patient à s’exprimer. Augmenter le nombre de thérapeutes. S’inspirer des techniques habituelles des établissements d’hospitalisation pédiatriques. Abattre le cloisonnement entre le médical, le physique et le social, alors que tout est lié.

Commentaires de Bernard Pradines. Les situations décrites ci-dessus relèvent de plusieurs facteurs explicatifs. Ne rien proposer à des personnes âgées en établissement, c’est s’exposer à aggraver la démotivation, le retrait, le repli sur soi des résidents. Deux grandes avenues pathologiques peuvent aussi contribuer à ce constat : la dépression et l’apathie qu’il conviendra de distinguer.

A mon avis, il ne faut pas négliger un autre aspect moins souvent évoqué. Celui du désir du bien-portant, membre de la famille, ami ou soignant qui observe cette situation avec consternation. Ainsi, cette attitude d’éloignement des personnes aimées, ce comportement, font souffrir l’entourage de la résidente ou du résident. C’est le prélude de la mort dont une représentation est celle d’un retrait définitif. D’où la tentation d’animer à toute force cette personne dont la flamme vacille. Au risque d’attendre d’elle ce qu’elle n’est plus en mesure de fournir : une énergie vitale qui lui fait défaut. Dit crument, il faut certes proposer des activités adaptées, mais il faut aussi savoir « ficher la paix » à ceux dont le désir est de ne pas être sollicité. Dans notre vie quotidienne, nous avons tous connu ces moments pénibles où l’on nous a incités fortement à danser ou à chanter, pire à boire, alors que nous ne le savions pas, ne le pouvions pas ou ne le voulions pas. Agir n’est pas toujours une bonne chose. S’abstenir n’est pas toujours une mauvaise chose. L’écoute respectueuse doit précéder l’action, ou l’absence d’action.

Source :

Publié dans EHPAD, aidants, famille

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Mieux vaut donner que recevoir

Publié le par Louis Lacaze

Mieux vaut donner que recevoir
Mieux vaut donner que recevoir

D’après les sociologues, cet ancien adage de la langue française, d’origine biblique, répond à une nécessité psychologique en nous persuadant que notre passage sur cette terre a son importance. Traci Bailey, professeur de pédagogie, souligne dans son livre Social justice parenting les retombées positives d’un enseignement de la compassion et de la bonté aux générations nouvelles. Son objectif est de former des enfants aptes à sympathiser, à reconnaitre les injustices et à chercher à les réparer.

Si ce comportement « prosocial » peut se rencontrer naturellement chez certains enfants, dans une majorité de cas il doit s’enseigner très tôt tout comme on leur apprend à dire « s’il vous plait » ou « merci » et demande à être suivi de manifestations constructives. Aider une personne âgée à exécuter de menus travaux, l’accompagner dans une promenade ou simplement en manifester le désir en disant que vous regrettez de ne pas pouvoir le faire est déjà accomplir un grand pas. Cette forme d’éducation va demander aux parents une remise en question de la formation apportée, ils ne devront plus se contenter de chercher à voir l’intérêt personnel de l’enfant mais plutôt les intérêts de tous les enfants et de l’ensemble de la communauté.

Source :

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