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aidants

Un aspect important de la désaffection pour les soins aux personnes âgées

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://es.slideshare.net/profesor/grafica-inversin

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Le manque de personnels qualifiés auprès des personnes âgées n’est pas contesté. Il est dû pour la plus grande part à des aspects budgétaires. Il est aussi dépendant d’autres facteurs dont l’inversion de la demande de soins que j’aborde ci-dessous.

Une difficulté est présente chez nombre de malades atteints de la maladie d’Alzheimer à un stade évolué : celui de l’incompréhension des soins qui leur sont prodigués.  Cette situation est inhabituelle en la matière. On la retrouve aussi en psychiatrie de manière inconstante. Elle explique en grande partie la désaffection de nombreux soignants pour les carrières professionnelles auprès des personnes âgées dépendantes.

En effet, les soins sont généralement acceptés, mieux demandés ou exigés dans le reste de la population. Ici, c’est le soignant qui doit se faire accepter. C’est lui, le plus souvent elle, qui vient au-devant de la personne malade. Cette inversion de la demande explique en partie le sentiment répandu de pratiquer un métier ingrat sans reconnaissance de l’effort accompli. En prendre conscience, c’est mettre l’entourage familial, bénévole et soignant devant une responsabilité : celle de la considération pour les tâches accomplies, pas seulement pour les insuffisances quantitatives et qualitatives dont nous avons à souffrir.

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De bonnes questions

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://cyril-maitre.com/p-creativite_soyez_vous_meme

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Le Journal International de Médecine (JIM) se fait l’écho le 13 septembre 2022 d’interrogations qui ne peuvent pas laisser indifférents celles et ceux qui entourent professionnellement ou familialement les personnes âgées.

Je cite :

« A la fin de son avis le CCNE* diffuse celui de ses membres minoritaires, qui sans pour autant rejeter totalement l’idée d’une loi permettant l’aide active à mourir s’interroge : « quel message enverrait une évolution législative à la société ? Quel message enverrait une telle évolution législative aux personnes gravement malades, handicapées ou âgées ? Ne risque-t-elle pas d’être perçue comme le signe que certaines vies ne méritent pas d’être vécues ? Comment concilier une évolution législative de l’aide active à mourir avec la nécessaire prévention du suicide et les politiques d’accompagnement de la vieillesse ? Quel message enverrait aujourd’hui une évolution législative au personnel soignant ? » »

On ne saurait mieux dire.

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