Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

aidants

Un défi contre soi-même

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : http://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_10645363/fr/groupement-de-texte-sur-la-maxime-connais-toi-toi-meme-/-gnothi-seauton

Image issue du site : http://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_10645363/fr/groupement-de-texte-sur-la-maxime-connais-toi-toi-meme-/-gnothi-seauton

Comprendre la situation des personnes âgées vulnérables est un défi considérable. Il s’agit d’apprécier des dimensions parfois très techniques comme celle de la tarification des établissements d’hébergement et de soins, ou encore les aides financières au maintien à domicile.

Passons sur la profondeur historique, sociologique, culturelle, politique, psychologique qui est indispensable pour s’approcher d’autrui vieillissant dans une collectivité telle que définie dans un pays à un moment donné.

Au point que l’on peut affirmer sans sourciller que personne n’est capable d’avoir une vue globale satisfaisante. Sans parler des projections souhaitables pour la définition d’un « monde d’après » enviable pour ceux qui entament la dernière période de leur vie. Savoir analyser et s’exprimer est un exercice difficile qui n’est pas donné à tout le monde.  Oublions aussi la retenue de la défense des âgés quand la jeunesse éprouve de telles difficultés face à la pandémie actuelle.

Non, je veux vous dire deux mots du plus grand obstacle : celui de notre vécu personnel avec les gens âgés, vivants ou morts, de notre famille. Une expérience qui nous réjouit, qui peut aussi nous accabler mais qui nous fait d’abord voir la généralité de la vieillesse sous un prisme affectif, personnel, intime. Au point de jouer le rôle de l’arbre qui cache la forêt. Qui échappe à la considération suivante : « par exemple me mère, mon père » ? Phrase citée au hasard, bien sûr.

Pour surmonter cet obstacle, ou au moins pour le réduire, il faut des années d’écoute attentive et bienveillante de nombreuses situations diverses. Un défi pour les bénévoles et les professionnels. Un défi contre soi-même.

Publié dans aidants, famille, éthique, visite

Partager cet article
Repost0

L’EHPAD de demain

Publié le par Balbina Huertas

L’EHPAD de demain

L’EHPAD de demain, c’est une maison ancrée dans un quartier, un lotissement, un village. Elle est ouverte sur la vie locale. 

Douze résidents, voici le maximum pour un accompagnement de qualité. Le projet est fondé sur l’accueil individualisé.

L’architecture devra s’intégrer dans son contexte. Maison de plain-pied, elle sera pourvue d’aménagements adaptés pour davantage de confort en lien avec la vieillesse : bonne luminosité dans toutes les pièces et puits de lumière central pour un éclairage naturel, robinets-poussoirs qui s’interrompent seuls pour économiser l’énergie et faciliter leur utilisation, appareil de chauffage rapide dans les salles d’eau pour éviter tout refroidissement lors de la toilette, hauteur de plafond classique comme dans une maison individuelle pour se prémunir des nuisances sonores, disposition éventuelle d’un lit à deux places, terrasse et préau couverts pour permettre de prendre l’air même par mauvais temps.

Une cour individuelle est prévue pour chaque résident afin que ses animaux domestiques puissent l’accompagner. Canaris, chats, chiens, poules. Tout un quotidien est imaginé dans une continuité au plus près des habitudes de chacun. Un poste de salarié est créé pour s’occuper des animaux, par exemple en complément d’une retraite.

Une pièce est commune pour les repas mais il existe aussi une cuisine individuelle pour celle ou celui qui fera le choix de ne pas partager tous les repas collectivement. Le personnel de cuisine est sensible aux produits frais et de saison ainsi qu’aux diverses textures qui stimulent le sensoriel dans la bouche. La confection des repas demeure en lien avec les besoins et habitudes des résidents. Fini le bouillon quotidien et le « mou » pour tous !

 Chacun à sa mission : le personnel de service à l’entretien, les aides-soignantes à l’accompagnement, les infirmiers aux soins, le personnel dédié aux animaux et une responsable à temps plein pour plusieurs micro-EHPAD. Une directrice avec des compétences en gérontologie est souhaitable, présente sur le terrain afin de connaître au mieux les résidents, accompagner et soutenir les équipes ; une complémentarité de compétences et d’expériences !

La nuit, un logement gratuit sur place est proposé permettant un service de surveillance. Ceci requiert-il un diplôme ? Une reconnaissance de la personne à ce poste devrait suffire pour qu’elle ait envie de s’investir dans sa mission.

Associer les habitants du lotissement, du quartier, du village est un des objectifs du projet social de l’établissement. Les bailleurs sociaux permettent que le logement soit loué ou mis à disposition rapidement et que l’on évite ainsi les frais d’investissement importants. Ils devront jouer leur rôle en donnant la possibilité dans chaque lotissement social de créer un micro-EHPAD. Ouvert à son environnement proche, celui-ci est le cœur du projet d’accompagnement : un voisin fait une balade, une course ? Il peut prendre en charge un résident désireux de se joindre à lui. Nul besoin d’être diplômé pour se promener avec une personne “vieillissante”.

Le recrutement du personnel à mi-temps aura lieu dans la proximité géographique pour éviter l’épuisement et les possibilités de remplacement en cas d’absence. Plusieurs micro-EHPAD seront gérés par une même direction afin de répartir les coûts.

Bref, il s’agit d’une vie dans une continuité d’un quotidien indispensable au bien-être de tous. Avec ouverture à autrui, à son environnement proche dans un lieu qui demeure pleinement dans la société humaine.
 

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>