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Qui est au centre ?

Publié le par Bernard Pradines

Issu de https://www.youtube.com/watch?v=LGMpOoysVrg

Issu de https://www.youtube.com/watch?v=LGMpOoysVrg

Les débats sur la qualité des soins et de l’hébergement font une large part à une problématique géométrique : qui est au centre ?

Je veux dire : qui est au centre des préoccupations des institutions, établissements et personnels ?

A rebrousse-poil de considérations inavouables, c’est le patient qui doit en principe être au centre des soins, c’est-à-dire l’objet principal autour duquel gravitent les divers acteurs et intervenants. Sous-entendu : le professionnel n’est pas ici d’abord pour venir chercher son salaire, les directions pour dominer leurs subordonnés, les investisseurs pour gagner de l’argent sur le dos des résidents, etc.

En 2016, Christophe Pacific remettait en question cette position centrale en proposant que le soin soit mis au centre à la place du patient[1]. Ainsi, ce dernier ne se retrouverait pas en situation d’objet.

Ces débats peuvent paraître théoriques mais ils sont cruciaux, tant un objectif flou peut ouvrir la voie à toutes les errances.

Pour ma part, avec Dominique Liffraud[2] qui cite huit fois ce terme dans son article, je serais tenté de proposer que la relation soit au centre de la préoccupation des établissements pour personnes âgées. C’est elle qui est le principal défi. Elle ne sera jamais résolue par le seul aspect « pratico-pratique ». Elle témoigne d’une réalité abstraite, bien plus difficile à appréhender que les problèmes concrets.

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Personnes âgées : propositions pour le monde d’après. Septième thème. Revalorisation des bas salaires

Publié le par Bernard Pradines

Personnes âgées : propositions pour le monde d’après. Septième thème. Revalorisation des bas salaires

L’urgence est à la revalorisation des bas salaires dans les établissements dits médico-sociaux et à domicile pour les professionnels qui accompagnent les personnes âgées vulnérables. Essorés par la crise sanitaire, dans un contexte déjà précaire, les établissements et services à domicile peinent à embaucher. Les bas salaires contribuent à ce serpent de disette qui se mord la queue. Pas d’attractivité entraine un manque de personnels qui plombe encore davantage toute séduction pour attirer de nouvelles recrues. La pénurie d’aides-soignantes et d’infirmières, pudiquement qualifiée de « tension » sur l’emploi, ne peut pas trouver remède sans cette reconnaissance élémentaire. 

On manque aussi cruellement de médecins coordonnateurs.

Moins rémunéré que pour un SMIC mensuel sans indemnisation des frais de déplacement, soumis à la hiérarchie davantage qu’en établissement de soins, en panne de prescription sauf en cas d’urgence ou de crise sanitaire, le médecin coordonnateur se fait rare dans les EHPAD. Ce qui n’empêche pas un courant de pensée de réclamer la démédicalisation de ces lieux en opposant lieu de vie et lieu de soins.

Il convient donc de revaloriser sa fonction et son revenu sous peine de voir disparaitre cette fonction pourtant indispensable dans un contexte de déserts médicaux en voie d’extension.

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