La tristesse de voir ses parents vieillir

Publié le par Laurent Sagalovitsch

GérontoLiberté a l'habitude de produire de courts textes originaux plus ou moins référencés. 

Parfois, un texte publié ici ou là attire notre attention. Celui-ci est de ceux-là : 

"Aux jeunes gens qui lisent cette chronique, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer. Arrivera un jour dans votre existence où il faudra vous occuper de vos parents comme ils se sont occupés de vous aux premiers jours de votre existence, dans une sollicitation qui ne connaîtra pas de fin."

Texte complet, un peu troublé par des publicités :

Publié dans affectivité, aidants, anxiété

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V
Ce n'est pas de la tristesse qui est évoquée dans cet article, mais de l'effroi. La vieillesse y décrite comme une déchéance : "Ce qui nous afflige au plus profond de nos êtres n'est pas tant le spectacle de leur décrépitude, mais de nous montrer ce qui nous attend".<br /> J'imagine que l'auteur souhaite faire réagir les jeunes pour qu'ils s'occupent mieux de leurs parents. Si l'intention est louable, elle me semble maladroite.<br /> Dans mon expérience de directeur d'EHPAD, j'ai vu de nombreux jeunes bénévoles en service civique se révéler complètement grâce aux échanges qu'ils ont nourris avec leurs aînés. Et cela grâce aux professionnels du soins qui ont su leur montrer le beau visage de la vieillesse.<br /> J'ajoute à cela une pensée très personnelle : s'il peut être triste, en effet, de voir ses parents vieillir, il peut être encore plus triste de ne plus les voir du tout.
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