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Accueil des patients LGBT en milieu hospitalier

Publié le par Louis Lacaze

Accueil des patients LGBT en milieu hospitalier

« Elle est mourante et je ne peux pas dire que nous sommes mariées », tel est le titre d’un article publié dans un journal de gérontologie qui énumère les obstacles rencontrés par les séniors LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) à l’hôpital.  Ils forment moins de couples officiels que les hétérosexuels, ont davantage de problèmes financiers non amortis par une vie en couple reconnue officiellement, par la présence d’enfants ou le soutien d’une famille qui souvent les rejette.

La communauté LGBT comprend tout un éventail d’individualités différentes qu’il est impossible de répertorier dans les formulaires classiques, le premier obstacle étant quelle case cocher, masculin ou féminin. Le personnel soignant, à tous les niveaux, doit être en mesure de connaitre l’identité sexuelle de chaque patient, de poser une question double : comment peut-on vous classer par genre, masculin ou féminin, quelle est votre identité sexuelle ? Les formulaires d’admission gagneraient à contenir un espace libre où le patient pourrait s’identifier avec ses propres mots, indiquer l’identité des personnes importantes pour lui qui seraient assimilées à une famille légitime.

Assouplir d’un coup de baguette magique la rigidité des dossiers médicaux, débarrasser le personnel de santé de tous les préjugés éventuels qu’il peut nourrir contre un patient LGBT pour le placer dans l’espace sécurisant d’une grande famille, ouvrir les cœurs et les esprits n’est pas un rêve inaccessible.

Commentaires de Bernard Pradines : merci encore à Louis Lacaze de nous soumettre des articles originaux. Bien que les législations puissent être différentes selon les pays, les LGBT peuvent être une « terra incognita » pour la plupart des soignants. S’il est encore un domaine qui se prête à une formation complémentaire, c’est bien aussi celui-ci.

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Mon père ne portait ni bracelet ni alliance

Publié le par Louis Lacaze

Mon père ne portait ni bracelet ni alliance

Mon père n’a jamais porté son alliance, ni à plus forte raison de bracelet. Il travaillait le bois et ne voulait pas courir le risque de se faire happer un doigt ou la main par une machine. Son travail lui procurait un bon exercice physique ; il s’alimentait raisonnablement, ne buvait pas, ne faisait jamais d’excès, était solide comme un roc.

Maintenant, âgé de 95 ans, il vit dans une maison de retraite. Sa vie monotone n’a plus de but, il ne connait plus la joie de créer avec ses mains. En un mot il s’ennuie.

Comme il ne travaille plus sur des machines dangereuses il peut porter des bracelets. Pour le coup, il en a deux. Sur le premier, on peut lire son nom et le numéro de sa chambre qui est faux mais ce n’est pas grave, tout le monde le connait. Un autre bracelet, blanc celui-là, alertera le personnel s’il lui prenait l’envie de s’échapper.

Curieusement un homme qui n’aurait jamais eu l‘idée d’avoir un bracelet au poignet en porte maintenant deux. 

Il est prêt à partir. Je lui ai demandé : "As-tu peur ?" « Peur », dit-il d'une voix beaucoup plus claire que d'habitude. « Non ». Il est prêt. Maintenant je m’interroge. Quand il partira, si personne ne le retire, le bracelet émettra-t-il un bip pour prévenir de la sortie de mon père afin de le ramener dans sa chambre ?       

Commentaire de Bernard Pradines. Le procédé ci-dessus de dérision et d’humour face à la souffrance est bien connu. L’auteur y excelle. Qui n’a pas accompagné ses parents jusqu’à la fin de la vie a peut-être des difficultés pour comprendre ce mécanisme de défense. Pas les autres.

Source :

Inspiré de la publication de :

Dr Robert J. Abramson  My Father’s Jewelry

http://opinionator.blogs.nytimes.com/2015/10/28/my-fathers-jewelry/?emc=edit_tnt_20151028&nlid=67268624&tntemail0=y&_r=0

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