Notes de lecture : Lettre de la Mort à ses nouveaux collaborateurs
L’avocat François Vannesson, pamphlétaire, nous livre son appréciation sur la future loi de l’aide à mourir en se plaçant du point de vue… de la mort personnalisée.
Extraits :
« On appelle cela « assistance médicale à mourir ». Moi j'appelle cela de la sous-traitance. Les termes diffèrent, le résultat est le même : vous faites mon travail à ma place, et vous le remboursez par la Sécurité sociale.
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Hippocrate, qui avait mis vingt-cinq siècles à convaincre les médecins de ne pas me fréquenter, doit se mordre les doigts.
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Le jour où ChatGPT décidera de votre fin de vie, je prendrai ma retraite. En attendant, c'est un médecin qui signe l'ordonnance. Comme au bon vieux temps de Molière, sauf que Molière se moquait des médecins qui tuaient par incompétence, alors que vos médecins tueront par compétence. Le progrès est réel, il faut le reconnaître.
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Et je vous le dis avec l'autorité que me confèrent quatre milliards d'années d'ancienneté : vous ne savez pas ce que vous faites.
Vous croyez me domestiquer. Vous ne me domestiquerez pas.
Vous croyez me programmer. Je ne suis pas un rendez-vous.
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Les soins palliatifs suffisent à rendre mes visites supportables. La morphine, la présence, l'accompagnement, la main tenue dans la nuit, tout cela existe, tout cela fonctionne, tout cela soulage. Mais tout cela coûte de l'argent, du temps, du personnel, de l'humanité. Et l'humanité, en 2026, c'est devenu un poste budgétaire. Alors vous préférez le poison. C'est moins cher. C'est plus rapide. C'est plus clean, comme disent vos consultants en management hospitalier. Remplacer le palliatif par le létal, c'est remplacer le pompier par le pyromane et appeler cela une optimisation des ressources. »
Référence :
Lettre de la Mort à ses nouveaux collaborateurs :
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