Le placement : d’abord un déplacement historique

Publié le par Bernard Pradines

Longtemps après la fin du paléolithique, les humains sont-ils encore des perpétuels nomades ? Après être nés pendant des siècles dans des maisons individuelles, nous voici naissant dans des établissements de soins publics ou privés, surtout depuis la fin de la deuxième guerre mondiale en France.

Nouvelle bougeotte : depuis le début des années 1970, nous voici enclins à finir nos jours dans des établissements d’hébergement et de soins publics et privés. De là, nous sommes encore un quart des « résidents » à rejoindre un hôpital ou une clinique pour nos derniers instants (Observatoire National de la Fin de Vie, rapport 2013). 

Ainsi, le placement est-il d’abord un déplacement historique, individuel et collectif, une sorte de déménagement qui nous fait voir le jour et le quitter hors de chez nous dans environ 60 % des cas. Une nouvelle manière de vivre les extrémités de nos vies. 

Rien ne semble arrêter le mouvement malgré les efforts réalisés ici et là. Devons-nous résister à cette tendance ou bien nous y adapter en faisant de cette nécessité une vertu, une fois de plus ?

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
Je ne pense qu'il faille faire de" cette nécessité une vertu" mais nous sommes je pense rentrés dans une phase de notre monde qui se veut hyper sécurisé ..... Chacun demande toujours plus de sécurité .... sécurité pour naitre me semble acceptable , mais sécurité pour mourir ?? quel est le sens de ce principe sachant que de toute façon il faut mourir un jour ... N es ce pas parce que notre société refuse de voir et de parler de la mort ???? Mourir ne serait il p)lus un acte naturel ???
Répondre
P
Oui, je prépare en ce moment un texte relatif à la liberté que vous évoquez. Merci pour ce commentaire.