Famille et collectivité : le décalage

Publié le par Bernard Pradines

Publié dans aidants, résidents, famille

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J'ai le souvenir, alors que je n'avais que 14 ans, d'avoir assisté à plusieurs fins de vie dans ma famille (et dans d'autres) : les "vieux" mouraient avec bien peu de soins, et sans grand intérêt de la part de la génération suivante !<br /> Je m'interroge sur l'espèce de culpabilisation que subissent les familles actuellement, rencontrées dans des EHPADs où j'ai exercé : pourquoi la génération des 50-70 ans s'inquiète-t-elle autant de leurs parents ??? Et pourquoi ne cesse-t-on de trouver que nos personnes âgées sont mal prises en charge ? La SEULE REPONSE que j'y trouve est en effet le poids de la culpabilité de ne plus être capables de garder nos parents à notre propre domicile ...<br /> Comment ce soutien pourrait-il continuer actuellement, du fait du travail des femmes de la génération d'après guerre(s) du 20ème siècle ?<br /> Les femmes culpabilisent-elles autant d'avoir fait le choix de travailler ?!<br /> Est-ce le prix (excessif) à payer pour les femmes à s'être autorisées à travailler et à avoir conquis leur autonomie (très relative (car devenues esclaves de leur employeur bien souvent) ?!<br /> Et qui a été vraiment gagnant du travail des femmes : les parents ? le couple ? les enfants ?! L'on peut certainement affirmer que le grand gagnant est le patronat.<br /> Signé : une femme
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