Covid-19 - Les soins palliatifs peuvent passer en première ligne

Publié le par Louis Lacaze

Covid-19 - Les soins palliatifs peuvent passer en première ligne

Dans cet hôpital américain, un spécialiste des soins palliatifs prend en charge dès leur arrivée les patients de plus de 60-65 ans et atteints de multiples comorbidités après lecture de leur dossier. Il leur expose ce qui va se passer s’ils sont reconnus positifs au Covid-19 quand les résultats des examens seront connus, les possibilités offertes par la médecine et ses limites.

 

Si les résultats des analyses sont défavorables, un second entretien a lieu :

« Je préférerais ne pas avoir cette conversation. Nous savons qu’en Chine ou en Italie 80% des personnes de votre âge, avec vos problèmes de santé, n’ont pas survécu.

Nous pensons qu’une réanimation cardiopulmonaire serait un échec. On peut aussi vous placer sous ventilation artificielle après intubation, mais ceux qui ont guéri étaient plus jeunes que vous. Nous vous assurons que nous n’allons surtout pas vous abandonner ! Si vous avez du mal à respirer vous serez mis sous oxygène. Nous avons besoin de connaitre votre avis ».

           

Le spécialiste ne dit jamais qu’il vaudrait mieux consacrer les ressources disponibles aux malades plus jeunes, qu’une réanimation cardiopulmonaire expose le personnel à un risque supplémentaire de contamination. Jusqu’ici, tous les patients âgés ainsi questionnés ont décidé d’éviter les traitements lourds. Partagent-ils tous le point de vue du Lieutenant-Gouverneur du Texas : "Les grands-parents devraient être prêts à mourir pour sauver l'économie pour leurs petits-enfants."  

 

Commentaires  de Bernard Pradines. Avec de telles idées qui courent, telles que celle du Lieutenant-Gouverneur du Texas il ne faut pas s'étonner de voir, chez nous, confondre euthanasie et sédation en situation de détresse respiratoire chez des personnes ne devant pas  ou ne pouvant pas aller en réanimation. Dans le premier cas (ne devant pas), c'est éviter l'acharnement thérapeutique autrement dénommé obstination déraisonnable. Dans le deuxième cas (ne pouvant pas), c’est la situation de catastrophe où les moyens sont débordés pour faire face à la situation. Auquel dernier cas, il faudra s'intéresser aux possibilités préalables d'anticipation. Ces deux situations n'ont strictement rien à voir avec l'euthanasie.

 

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R
Si cruelle que nous paraisse cette éventualité, elle est de bon sens, et raisonnable. L'action et la construction sont le propre de la jeunesse, après ne reste plus qu'à vivre un temps plus ou moins long avec ses "acquis". Sans doute temps de vivre moins longtemps, et de transmettre à notre descendance ?!
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G
merci encore pour la contibution au maintien de la reflexion ethique
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B
Merci pour ces encouragements. Pas interdit de participer. BP