Les soins palliatifs. Pour qui ? Á quel moment ?

Publié le par Louis Lacaze

Les soins palliatifs. Pour qui ? Á quel moment ?

Kate Courtright, connue pour ses recherches en soins intensifs et en soins palliatifs cherche à appliquer les avancées en ce domaine à l’ensemble des patients, pas seulement aux effectifs sélectionnés sur lesquels travaillent les chercheurs. Autrement dit comment passer de l’efficacité dans l’étude à la performance sur le terrain ?

Des questions fondamentales sont abordées, la première étant de savoir qui doit recevoir des soins palliatifs. Comme les spécialistes dans ce domaine sont en nombre insuffisant, il ne sera pas possible de répondre à la demande. Doit-on proposer à tous les patients atteints d’affections graves l’ensemble de la large palette des soins palliatifs ?

Nombre de patients gravement atteints présentent des besoins psychosociaux, physiques et mentaux, comme en fin de vie.

Quand faire intervenir les soins palliatifs ? Très tôt, dès le diagnostic de pathologie chronique grave ? C’est au spécialiste en soins palliatifs d‘étudier le cas et de planifier son intervention.

Comment ne pas froisser les égos des cliniciens habituels qui ont une connaissance parfaite des patients ? Ils sont incontournables mais ils sont toujours pressés. Le spécialiste en soins palliatifs peut les aider à réfléchir au pronostic qui risque de suivre leur diagnostic.

Le handicap principal est le nombre insuffisant de spécialistes en soins palliatifs dans toute la chaine des soins.

Commentaires de Bernard Pradines. En France, comme ici aux USA, une tendance se fait jour de faire bénéficier des soins palliatifs des personnes qui sont loin de la veille de leur décès. Ceci se justifie par l’expérience acquise dont les spécialistes des soins palliatifs pensent à juste titre qu’elle pourrait aider des malades chroniques. Au plan théorique, cette option se justifie par le fait qu’est considéré comme palliatif un soin qui ne guérit pas le patient (soin curatif) ou qui ne supporte pas une fonction vitale tel que la nutrition artificielle, l’hémodialyse, la ventilation artificielle… (soins de substitution).  Un large éventail est ainsi ouvert qui fait venir un nouveau spécialiste sur le terrain des praticiens habituels, d’où « l’égo froissé ». Surtout, les mots font peur ; ainsi les soins palliatifs évoquent-t-ils la toute fin de vie. Voici comment la sémantique est un obstacle supplémentaire à l’amélioration des soins !

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G
tout a fait pertinent :le terme soin palliatif renvoie a la famille la realite du deces proche ,et aux professionnels du soin que l on marche sur leurs plates bandes .La majorité des medecins generalistes accompagnent de nombreuses fin de vies qui ne posent pas de probleme particulier alors pourquoi recourir à une equipe de soins palliatifs !
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Geripal invite principalement des médecins universitaires professeurs ou chefs de services qui naturellement prêchent pour leur paroisse. Transposer leurs avis sur le sol français et les praticiens indépendants demande de la prudence !<br /> <br /> « La majorité des médecins généralistes accompagnent de nombreuses fins de vies qui ne posent pas de problème particulier alors pourquoi recourir à une équipe de soins palliatifs ! »<br /> <br /> Je ne peux que m’en réjouir, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de constater leur dévouement envers les patients et leurs familles. <br /> <br /> La situation est-elle pérenne ? Quelques remarques.<br /> A l’entrée de certains cabinets je peux lire l’emploi du temps du praticien (d’un certain âge) : <br /> Matinée : visites à domicile, consultations avec rendez-vous, consultations sans rendez-vous.<br /> Après-midi : consultations avec rendez-vous, consultations sans rendez-vous après 18 heures.<br /> Le secrétariat est assuré au cabinet. <br /> <br /> Après le chaud je vais souffler le froid (avec une jeune génération) :<br /> Secrétariat assuré par un centre d’appel. Pas de rendez-vous avant 3 semaines, au bout de 8 jours en argumentant l’urgence. Secrétariat très strict.<br /> Pas de visites à domicile<br /> Pas de réception sans rendez-vous<br /> Renouvellement d’ordonnance sans consultation découragé.<br /> <br /> A en croire les médias le cas est loin d’être isolé. D’où mon inquiétude pour l’accompagnement des fins de vie à l’avenir. Les généralistes nouvelle génération vont-ils prendre le relais de leurs aînés ?<br /> <br />
B
Bonjour, à mon avis nul besoin en effet d'un recours systématique. Par contre si une équipe mobile est dans l'esprit d'apporter un soutien et non de se substituer aux soignants habituels et si la situation est difficile, pourquoi pas ? A conditions qu'il existe une équipe mobile.