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Dignité : un débat sans fin

Publié le par Bernard Pradines

J’ai déjà évoqué l’interminable débat sur la dignité. Les philosophes nous apportent bien des réponses et débattent essentiellement  de l’aspect ontologique (dignité en soi, inaltérable) ou bien du caractère fragile de l’individu isolé qui peut être déclaré indigne. Ma « préférence » va clairement vers cette deuxième hypothèse.

Pour moi, la dignité des individus est une caractéristique relative à la définition qu’une société lui confère dans un lieu et une époque donnée.

Autrement dit, certaines catégories de la population peuvent être déclarées indignes, au pire indignes de vivre comme ce fut le cas envers les Arméniens ou le Juifs au XXème siècle.

Sans atteindre de telles extrémités, il est possible de hiérarchiser la dignité selon les nécessités historiques du temps. Celles et ceux qui entourent les personnes âgées  devraient avoir en tête que l’impensable peut devenir quotidien. Tout affaiblissement de la solidarité collective peut déboucher sur des atteintes souvent sournoises à la dignité des plus faibles d’entre nous.

Ainsi, la vigilance citoyenne devrait être intégralement liée au travail de soignant et d’aidant.


Publié dans éthique

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Mère-fille : l’inversion des rôles ?

Publié le par Bernard Pradines

Mère-fille : l’inversion des rôles ?

Il est coutumier d’évoquer l’inversion des rôles entre les mères et les filles lorsque les premières deviennent dépendantes des secondes. Cette considération a d’autant plus de pertinence que la mère souffre de troubles cognitifs, affectifs et motivationnels. La description de cette situation permet d’appréhender la directivité nouvelle effectuée par la fille sur sa mère. Au fond, il s’agit souvent d’une inversion d’un rapport de pouvoir, voire de domination.

Pourtant à y regarder de plus près, cette considération masque une autre réalité importante et fréquente : le retour de la fille au sein de sa famille originelle, de son cocon familial. Il s’en suit une éventuelle tension, voire un déchirement, entre l’attention portée à la nouvelle famille créée depuis l’union conjugale et celle destinée à l’ancienne qui se rappelle alors pleinement à elle. Pour mieux mesurer cette dimension, il convient de considérer en négatif ce qui advient lorsqu’il s’agit de belles-filles et non de filles, ce qui se traduit par des conséquences généralement différentes.

Publié dans aidants, dépendance

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