Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

dignite

Bénévolat à domicile

Publié le par R.

Image issue du site : http://www.aspmad.ch/jcms/p_16481/fr/benevolat-a-domicile

Image issue du site : http://www.aspmad.ch/jcms/p_16481/fr/benevolat-a-domicile

Le domicile demeure le choix de la quasi-totalité des personnes. Cette option est d’ailleurs la principale motivation de Chantal,  bénévole pour assurer des accompagnements à domicile.

En effet, dit-elle, le placement en établissement répond surtout à l’inquiétude des familles. Il tient hélas bien peu compte du souhait de la personne concernée. La bénévole souligne que l’accompagnement au domicile se fait davantage sur du long terme. Et toujours en binôme : deux bénévoles interviennent au domicile de la personne souffrante ou en fin de vie.

Le gros avantage du maintien à domicile est le respect du désir de la personne et la préservation de son identité. La solitude reste importante à domicile, bien qu’elle le soit tout autant en milieu institutionnel. L’abandon familial peut y être perceptible. A la maison, la confiance dans les accompagnants revêt un caractère primordial et la discrétion reste de mise.

La coordinatrice de « Passages »[1] va d’abord rencontrer la famille. Ensuite elle introduira les deux bénévoles auprès de la personne chez elle et de sa famille.

Lors de cette rencontre, se décide le rythme et la forme d’intervention les mieux appropriés. Les bénévoles se voient alors confier un dossier résumant les actions possibles et impossibles, selon l’état de la personne à accompagner et les attentes de sa famille.
Particularité de l’accompagnement à domicile : les accompagnants s’y trouvant plus isolés, ils sont d’autant plus responsables. En effet, l’équipe de soins n’y est pas présente en permanence. Les accompagnants peuvent se trouver confrontés à davantage que de la présence et de l’écoute : Chantal donne comme exemple une demande de verre d’eau, éventuellement un besoin de sortie à l’extérieur ou encore d’attention à un animal de compagnie présent au domicile. Bien sûr les accompagnants sont principalement présents pour l’écoute ; selon la situation ou l’urgence, ils en référeront à la coordinatrice de « Passages » qui assurera le contact indispensable avec la famille. La participation au groupe de paroles est souhaitable une fois par mois.

L’avantage du maintien à domicile est que les habitudes de vie sont davantage respectées. Un tel accompagnement suppose un positionnement un peu différent de celui effectué en établissement : hôpital, clinique, Unité de Soins Palliatifs, EHPAD. Il s’avère plus proche du souhait des personnes accompagnées. Ajoutons que « Passages » s’efforce de poursuivre tout accompagnement des personnes au-delà du domicile, dans le cas où la personne se trouve hospitalisée ou séjourne en EHPAD.

Partager cet article
Repost0

EHPAD : l’ambivalence

Publié le par Bernard Pradines

Image issue du site : https://ehpaddecote.wordpress.com/2017/04/20/solitudes-en-ehpad/

Image issue du site : https://ehpaddecote.wordpress.com/2017/04/20/solitudes-en-ehpad/

Le double discours peut désorienter. On entend tout et son contraire à propos des EHPAD. Les appréciations des familles sont souvent déroutantes par leur entièreté : satisfaction ou rejet, parfois les deux. La crise de la Covid-19 ne fait qu'amplifier ce phénomène.

Des pôles opposés donc.

D’une part ce que les défenseurs de ces établissements qualifient d’EHPAD bashing[1] qui consiste à les peindre  en noir en ne retenant que leurs insuffisances parfois criantes. Parmi les reproches : maltraitance, usines à vieillards, mouroirs. Entre autres amabilités : pompes à fric.

D’autre part, un discours, en particulier celui de professionnels, dirigeants ou non,  devant leurs organismes de  tutelles tels que l’ARS ou les Conseils Départementaux, qui peut tout voir en rose : évaluation généralisée de la douleur, imprégnation par la démarche de soins palliatifs, lieu de vie, accompagnement bienveillant des résidents, etc.

Comment s’y retrouver ?

Ne voir que du négatif ?

Mais alors, il faudrait oublier le dévouement de centaines de milliers de professionnels, au risque de leur santé, pour accompagner les dernières années de nos concitoyens. Désormais, ce sont environ 150 000 français qui finissent leur vie en EHPAD en France chaque année[2].

Ne voir que du positif ? Mais alors, il faudra jeter aux orties les rapports Fiat-Iborra (mars 2018)[3] et Liebault (mars 2019)[4]. Il sera nécessaire de faire fi du rapport de 2013 sur les soins palliatifs en EHPAD[5]. Il conviendra de mépriser les mouvements sociaux de 2018 et 2019 ainsi que le refus d’y travailler pour nombre d’aides-soignantes, amenant à la pénurie.

Ne nous y trompons pas. On râle à l’office, on pleure et on craque. Devant les autorités, on peut être tenu d'afficher une bonne mine  afin de préserver son poste et vanter ses capacités. Ambivalence et duplicité. Situation aggravée chez certains cadres ou médecins : tout va bien chez moi. Parfois, je n’en crois pas mes oreilles !


 

Publié dans EHPAD, aidants, dignité

Partager cet article
Repost0

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 40 > >>