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psychopathologie

Notes de lecture : cybercondrie (ou cyberchondrie)

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://tinyurl.com/yfmmdfx4

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Voici un mot dérivé de l’hypochondrie, terme hybride associant l’usage d’Internet (cyber) et l’anxiété excessive quant à sa santé (hypochondrie). Cette dernière prédisposition tend à transformer une personne en un éternel patient inquiet et demandeur de diagnostics quand ce n’est pas de traitements.

La révolution numérique a profondément transformé les systèmes de santé mondiaux, un phénomène accéléré par la pandémie et le développement de la télémédecine. La santé numérique englobe également des systèmes de surveillance portables, des plus courants aux plus spécialisés, ainsi que des technologies sans fil qui facilitent la télémétrie. L'essor de l'intelligence artificielle et de l'apprentissage automatique (en anglais machine learning) pourrait améliorer l'interprétation des données issues de l'imagerie médicale, ainsi que des tracés électrocardiographiques et électroencéphalographiques. De nouvelles techniques d'apprentissage automatique pourraient permettre à ces systèmes d'analyser les données afin de discerner et de contextualiser des processus pathologiques qui auraient pu échapper aux médecins. Les patients explorent de nouvelles frontières de la santé numérique, à travers des plateformes et des sites web d'entraide, pour s'informer et partager des informations médicales. L'information numérique en santé destinée aux patients présente des avantages et des inconvénients. Elle peut être un atout précieux pour les patients avertis qui souhaitent s'impliquer davantage dans leurs soins. En revanche, elle peut induire en erreur, engendrer des scénarios catastrophes, des malentendus et une forme de « cyberchondrie ».

L’arrivée croissante de l’IA à portée de clic ne peut qu’interroger sur l’évolution des connaissance et attitudes des patients. Les médecins deviendront-ils des commentateurs scientifiques, des aiguilleurs, des sortes de Docteur Michel Cymes individuel ?

Références :

  • Pergolizzi J Jr, LeQuang JAK, Vasiliu-Feltes I, Breve F, Varrassi G. Brave New Healthcare: A Narrative Review of Digital Healthcare in American Medicine. Cureus. 2023 Oct 4;15(10):e46489. doi: 10.7759/cureus.46489.
  • Centre thérapeutique de Charleroi : 
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Notes de lecture : la fatigue du sujet âgé

Publié le par Bernard Pradines

Notes de lecture : la fatigue du sujet âgé

L’auteur dont la référence est citée ci-dessous avance que « la possibilité de se défatiguer d'une activité en passant à un autre fait défaut aux patients âgés qui se plaignent d'être fatigués comme s'ils ne disposaient plus des conditions physiques et psychiques nécessaires à ce délassement. »

La première démarche médicale est d’éliminer une ou des causes organiques. La fatigue peut être la conséquence de pathologies multiples : « Elle peut être symptomatique d'un trouble métabolique, d'une carence ou d'une affection somatique non encore diagnostiquée, notamment une maladie de Parkinson, une affection dégénérative ou une tumeur qui se révèle parfois de manière dramatique après plusieurs mois d'investigations négatives.

Le Covid long qui désigne les symptômes prolongés du COVID-19, est venu s'ajouter récemment à ces étiologies. »

Par ailleurs, « l'association de la fatigue au ralentissement psychomoteur et à la dépréciation de soi est évocatrice d'un état dépressif. »

En l’absence de ces étiologies, somme toute bien connues, il conviendra de rester à l’écoute active d’un sujet à l’épreuve de la diminution de ses capacités. L’argument de fatigue comporte des bénéfices secondaires, ce qui ne signifie pas qu’il soit « inventé ». Il comporte l'avantage de n'être pas anxiogène comme l'état de maladie.

Le chemin est parfois difficile vers l’identification des causes et conséquences d’une forme de souffrance moins bien définie que les pathologies organiques et mentales.

On lira :

Pierre Charazac, La plainte fatigue du patient âgé, Volume 9527, Issue 152, 04/2026, Pages 55-106, ISSN 1627-4830, http://dx.doi.org/10.1016/j.npg.2025.12.003

Publié dans fatigue, psychopathologie

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