Diagnostics psychiatriques vite posés : attention.

Publié le par Bernard Pradines

Diagnostics psychiatriques vite posés : attention.

Qui n’a pas entendu dire : c’est « un maniaque », « une psychopathe », « un névrosé » à propos ou à l’encontre d’un patient âgé ou même d’un soignant ?

Pourtant un diagnostic, surtout d'ordre psychiatrique, doit être solidement argumenté. Cela demande beaucoup de temps, surtout lorsqu’il s’agit de cas « limites » où la psychopathologie doit être distinguée de simples tendances de la personnalité.

Le diagnostic doit être établi par des personnes compétentes en la matière. Il s’agit de médecins mais pas de n’importe lesquels. En matière de santé mentale, ce sont les psychiatres qui doivent demeurer la référence.

Qui plus est, ces praticiens ne sont pas seuls. Ils ont souvent recours à d’autres intervenants : psychologues, infirmières ... Ils doivent aussi s’enquérir de l’entourage, voire le faire participer au diagnostic et au traitement (thérapies systémiques).

Le diagnostic doit déboucher sur une conduite à tenir précise qui va de l’abstention thérapeutique à l’association de thérapies non-médicamenteuses et médicamenteuses avec ou sans hospitalisation.

Un diagnostic ne doit pas être retransmis à des personnes étrangères sans l’accord de la personne concernée. Il s’agit d’un principe élémentaire : le secret médical.

En conséquence, tout diagnostic, a fortiori psychiatrique, porté à la hâte sur un patient ou sur un soignant ne devrait être que rejeté de principe.

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A
bien vrai cela <br /> <br /> cordialement
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