Les thérapies relationnelles (2/4)

Publié le par Bernard Pradines

Pourquoi faudrait-il évaluer ces techniques ? Nous vivons dans une époque d’évaluation généralisée de l’efficacité des attitudes en santé afin de prouver l’efficacité des techniques de diagnostic et de traitement utilisées. C’est le règne des études dont les résultats débouchent éventuellement sur des recommandations ou des autorisations de mise sur le marché de médicaments. Cette quête rejoint certes l’intérêt bien compris du malade mais aussi, sous-jacente, la limitation des coûts de la santé en promouvant les seules techniques qui sont censées avoir fait leurs preuves. Cependant, il est déjà fort difficile, long et coûteux, de démontrer l’efficacité et l’innocuité d’un médicament bien que la méthodologie en est connue et rigoureuse. Sans parler des retraits tardifs de substances mal évaluées au départ. 

En matière de thérapies relationnelles, cette démarche est bien plus complexe. En effet, tout se passe ici dans la relation subtile interhumaine dans laquelle la compétence et la motivation des intervenants, leur savoir-être davantage que leur savoir-faire, leur affectivité et la qualité de la relation avec le malade sont au premier plan. Pour prendre une image ancienne et rester schématique, il s’agit ici plutôt du cerveau de la créativité et des émotions que de celui des performances intellectuelles. Ainsi, chaque cas est particulier et dépend entre autres de la personne approchée, du stade de la maladie et de la thérapeutique considérée, elle-même proposée en fonction de la disponibilité variable des professionnels ou des bénévoles à même de les mettre en œuvre. Sans compter avec l’ambiance de l’entourage famille ou de l’établissement. A suivre …

 

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G
tout a fait d accord mais quid de l 'evaluation de ceux qui se disent expert en relationnel non pour le plaisir de l evaluation mais pour donner un gage de professionnalisme à ceux qui béneficient de ces therapeutiques <br /> dr guillet pl
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