Le personnel soignant n’est pas motivé !

Publié le par Louis Lacaze

Ce texte résume deux publications américaines. Toute ressemblance avec des situations susceptibles d’être rencontrées dans des établissements de soins français serait purement fortuite.

 

"J’ai soigné ma grand-mère chez nous le plus longtemps possible, puis nous avons dû la conduire dans un établissement d’accueil.

 

Au début, j’étais soulagée de la savoir en de bonnes mains, confiée à un personnel compétent et attentif. J’ai vite déchanté : ses couches ne sont que rarement changées, les soins sont réduits à un minimum, elle a des escarres.

 

Le personnel manque de motivation, affiche une totale indifférence et disparaît de ma vue à la première occasion. Je sais qu’il y a bien pire dans le pays mais je m’étonne qu’il ne se rende pas compte qu’un jour il résidera à son tour dans un établissement d’accueil. Un psychologue enseignant à Harvard a bien résumé la situation : quand on envisage l’avenir, on ne voit pas la réalité qui nous entoure mais on s’imagine qu’il sera plus ou moins identique à notre vie actuelle.

 

Je suis étudiante en médecine et je souhaite que nos dirigeants prennent en compte l’évolution démographique de notre population et apportent les changements qui s’imposent."

 

Un second texte suggérerait-il une voie à explorer ?

 

Pour W. Edwards Deming, sociologue, expert en management et théoricien de l’amélioration continue : "toute administration doit créer un système où le personnel prend plaisir à travailler. On a pu noter que les sociétés américaines les plus appréciées à la fois par leurs clients et leur personnel veillaient d’abord à la qualité de vie des salariés et que la qualité de leur travail en découlait naturellement. Ce qui est bon pour l’industrie et le commerce pourrait intéresser la santé publique…"

 

Commentaires de Bernard Pradines : si les établissements pour personnes âgées devaient s'inspirer des sociétés attentives pour leur personnel, ce serait bien sûr un progrès dans ce secteur. La réalité actuelle est plus prosaïque : les établissements ont dû appliquer des règles comptables et un état d'esprit qui sont l'apanage des entreprises productives dans  les autres domaines de l'économie.

 

Sources :

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R
Ayant exercé en gériatrie durant de nombreuses années, je conteste cet article pour la France où je n'ai vu que des personnels très (trop ?) motivés.<br /> La démotivation vient avec l'usure dans ces emplois : déjà de la charge administrative éhontée que l'on y subit, des cadences d'entrée/sortie des malades, défilés des familles, aucun soutien social. Je ne cite même pas les horaires qui dérèglent les vies familiales des personnels et leur compliquent la vie ! Quant aux salaires pour un travail bien ingrat ...<br /> Comment rester motivés, confrontés à la fatigue, au manque de moyens, aux surcharges permanentes ?!<br /> La plupart des personnels sont trop dévoués. Aucun homme n'accepterait ce genre de boulot, sauf s'il se trouve sans ressources ; le cas échéant, il n'y reste pas. Ce qui prouve bien que les conditions de travail y sont terribles.
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Bien que la phrase d'introduction soit en italiques elle a son importance. La négliger expose à des contresens et conduit R à contester une situation vécue aux Etats-Unis...
P
La publication ci-dessus se contente de faire un constat. C'est un simple premier pas vers davantage de compréhension.