Comment vais-je te dire au revoir ?

Publié le par Louis Lacaze

Extrait : "Nous penserons à toi chaque fois que nous arroserons les fleurs du jardin ..."

Comment vais-je te dire au revoir ?

Le Dr Wes, cardiologue, se prépare à un dernier adieu à sa mère

 

Que peut bien dire un fils à sa mère lorsqu’il lui parle pour la dernière fois ?

Je dirai « je t’aime ». Je dirai « merci ». Je dirai « tu vas me manquer ». Je dirai « personne n’aurait pu avoir une meilleure mère ». En fait il y a de fortes chances pour que je ne dise rien du tout et que je me contente de pleurer.

 

Pars en paix, nous ne pourrons jamais te rendre tout ce que tu nous as donné. Sois sûre que nous nous souviendrons toujours de ta gentillesse, de ta tendresse. Des centaines d’enfants qui sont passés dans tes classes te regretteront.

 

Merci d’avoir été précieuse pour mes enfants. Ils se souviendront toujours de ta gentillesse, de ta tendresse, de ta compassion. Quand tu verras papa, saute lui au cou. Nous penserons à toi chaque fois que nous arroserons les fleurs du jardin, allumerons le barbecue, préparerons un repas, irons au théâtre, nous réunirons en famille.

 

Nous nous reverrons plus tard, grâce à Dieu. Merci pour tout ce que tu m’as donné, m’as montré tout au long de ces années. Tu seras toujours le phare qui éclaire ma route.

 

Maman je t’aime.

Publié dans dignité, famille, fin de vie

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D
Cher Monsieur,<br /> Voici ce que j'ai écrit pour tenter d'expliquer pourquoi un spectacle sur la mort. Un seule en scène, confiée au personnage d'Odette Lafleur, qui vient témoigner de la façon dont elle a pu - ou pas - apprivoiser ses angoisses liées à la mort...<br /> <br /> "La mort nous guette, parlons-en !<br /> La mort est partout et nulle part à la fois. Partout sur nos écrans, dans les journaux, dans les jeux vidéo. Une mort lointaine, spectaculaire. Celle des autres. Nulle part car dès qu’elle devient proche, intime, elle est niée, cachée, rendue invisible. Nous mourons à l’hôpital, à l’abri des regards. Nous sommes sommés de prévoir nos funérailles pour épargner nos proches, pour “ne plus avoir à y penser” comme le disent certains slogans publicitaires encourageant la souscription de contrats obsèques.<br /> La mort nous fait peur. Elle nous effraie parfois tellement qu’elle nous empêche de vivre. Pourtant la mort et la vie sont si intriquées qu’on ne peut envisager l’une sans l’autre ni l’autre sans l’une. Le corps vivant n’est possible que parce qu’il meurt aussi un peu à chaque instant. La mort de nos cellules nous façonne, dès avant notre naissance. “Nous sommes tous des mourvivants” dit Odette Lafleur dans le spectacle.<br /> Et il y a pire, l’oubli. “C’est l’oubli des vivants qui fait mourir les morts” écrivait Auguste Comte.<br /> La mort et l’oubli sont inéluctables. Terriblement. Alors autant tenter de les apprivoiser et d’en rire."<br /> <br /> J'espère que cela éveillera votre curiosité :-).<br /> Bien à vous,<br /> Anne de Peufeilhoux
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A
Bonjour,<br /> Ici Anne de Peufeilhoux, Je suis médecin, je travaillais pour le programme MobiQual. Je pense que nous nous sommes croisés plusieurs fois. Je suis abonnée à la newsletter de votre blog que je lis avec beaucoup d'intérêt. Je suis aussi comédienne. Je me permets de réagir à cet article car j'ai écrit un spectacle sur la mort, qui s'intitule "Qui arrosera les plantes quand je ne serai plus là ?". La création aura lieu à Paris, à partir du 7 novembre 2019, les jeudi et samedi à 19h jusqu'au 14 décembre. Vous trouverez un résumé et les informations sur le site du théâtre : http://www.comedienation.fr/content/qui-arrosera-les-plantes-quand-je-ne-serai-plus-l . Il y a actuellement un bug sur les dates qui va être corrigé. Si vous voulez qu'on en parle en direct, n'hésitez pas à me contacter. Si vous acceptez de diffuser l'info, j'en serai ravie. Bien à vous et j'espère à bientôt. Anne de Peufeilhoux
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B
Bonjour,<br /> Peut-être pourriez-vous donner quelques détails supplémentaires sur votre blog, par exemple votre motivation à évoquer ce sujet. <br /> BP