C’est décidé, je vais faire de l’exercice mais je n’arrive pas à franchir le pas

Publié le par Louis Lacaze

C’est décidé, je vais faire de l’exercice mais je n’arrive pas à franchir le pas
C’est décidé, je vais faire de l’exercice mais je n’arrive pas à franchir le pas

Tous les seniors savent que l’exercice physique aide à conserver ses capacités physiques et intellectuelles. Si beaucoup sont prêts à passer à l’acte, trop peu franchissent le pas. Récemment une équipe de chercheurs a choisi 29 personnes désireuses de faire de l’exercice. Parmi elles seule une petite minorité était passée à l’acte. Les participants ont été équipés d’électrodes mesurant leur activité cérébrale pendant la projection d’images illustrant soit des activités soit des scènes statiques. Les participants devaient déplacer un repère le plus rapidement possible vers les scènes d’activité et s’éloigner des scènes statiques puis devaient faire l’inverse. Il est admis que les déplacements les plus rapides s’exécutent vers les images préférées et tous les participants ont marqué leur préférence pour les images d‘activités physiques. Il s’agit donc là de réactions conscientes.

 

Mais le subconscient montrerait un résultat différent. Les cerveaux des participants ont dépensé beaucoup plus d’énergie pendant le choix des images actives que pendant le choix des images reposantes, ce qui semble indiquer que le cerveau semble préférer le grand calme aux activités exigeant une dépense d’énergie.

 

Les chercheurs et des commentateurs de l’étude pensent qu’il s’agit là d’un héritage lointain inscrit dans nos gènes. Dans les temps préhistoriques, conserver son énergie pour survivre aux privations et conserver assez de force pour tuer le mammouth de passage permettait de rester en vie.  L’évolution des mammifères pendant 250 millions d’années aurait donc laissé son empreinte dans nos cerveaux. Que cela ne nous donne tout de même pas une excuse pour passer nos journées affalés en pantoufles devant nos téléviseurs.

 

Commentaires de Bernard Pradines. D’autant plus que le mammouth se fait rare. On peut imaginer un double mouvement phylogénétique. D’une part, le besoin de conserver une bonne forme physique à travers l’entrainement. D’autre part, la nécessité d’une récupération. Ne conserver que le deuxième aspect serait donc délétère. De plus l’alimentation vient à nous sans effort notable et il n’est plus nécessaire d’aller la chasser pendant de longues heures. D’énormes dépenses d’énergie. Bon, je retourne me coucher.

 

Sources

 

Etudes citées:

 

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