Distance un mètre : sécurité très relative

Publié le par Louis Lacaze

Distance un mètre : sécurité très relative

Les distances de sécurité pour se protéger du SARS-CoV-2 ne sont pas aussi faciles à définir que pour les autoroutes. L’OMS recommande 1 mètre, certains pays 2 mètres. L’institut de technologie de Kyoto et des universitaires américains ont travaillé sur des simulations de diffusion de particules aux dimensions d’un virus dans un espace fermé. Dans d’autres conditions les observations sont différentes.

Les phrases qui suivent sont inspirées des légendes des images illustrant le texte cité dans les sources

Une forte toux peut évacuer un quart de cuillère à café de fluide qui dans cette étude va se diffuser dans un espace clos de 180 m2.

Les gouttelettes les plus grosses peuvent être projetées au-delà de 2 mètres puis se déposer. Les gouttelettes plus fines, sous forme d’aérosols, vont se disperser plus loin pendant 20 minutes. Une toux va projeter des particules à 5 m et un éternuement à 8 m.

Il serait dangereux de ne s’intéresser qu’à la toux et à l’éternuement : les études portant sur la grippe ont montré qu’il était possible de transmettre des contaminants simplement par la parole et la respiration. Une personne qui parle pendant 10 minutes dans un espace confiné peut émettre autant de particules contaminantes qu’une toux.

Il serait donc très risqué de penser qu’un ou deux mètres représentent une distance de sécurité suffisante, il est impératif de porter un masque hors de chez soi. Même s’il ne protège pas contre les aérosols un modèle simple arrêtera les grosses gouttelettes. Si le porteur est contaminé son masque fait maison va arrêter les grosses gouttelettes et en ralentissant la vitesse de diffusion de l’aérosol il va aussi protéger les autres.

VOUS NE RESTEZ PAS CHEZ VOUS ? MASQUEZ-VOUS !

Commentaires de Bernard Pradines

Ainsi, la projection à distance est difficile à évaluer dans la vie de tous les jours. La persistance éventuelle de la contagiosité des particules projetées renforce, après les recommandations concernant le masque, la distance et le milieu clos à éviter ou à ventiler, la nécessité du lavage des mains ou de leur désinfection régulière, par exemple toutes les heures en  cas d’absence de point d’eau.

 Source :

Yuliya Parshina-Kottas, Bedel Saget, Karthik Patanjali, Or Fleisher and Gabriel Gianordoli The New-York Times

Publié dans Covid-19

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