Vous avez dit « libre choix » ?
En France, le libre choix du médecin par le patient est un principe fondamental du système de santé. Ce droit est garanti par plusieurs textes législatifs et réglementaires, notamment le Code de la santé publique et le Code de déontologie médicale. Ceci justifie une conception libérale du système de santé.
Il ne s’agit pas du libre choix du patient par le médecin mais de l’inverse : celui du choix du médecin par le patient. Toutefois, un médecin a aussi le droit de refuser de prendre en charge un patient, hors urgence vitale, notamment s'il estime ne pas pouvoir lui apporter les soins nécessaires ou en cas de saturation de son cabinet.
Qu’en est-il vraiment en pratique ? Passons en revue diverses situations :
- Vous voulez choisir votre médecin généraliste en ville. Bien. Encore faut-il que vous en trouviez un qui soit disponible pour vous accepter dans sa patientèle !
- Vous entrez dans un hôpital ou une clinique. Vous aurez affaire à des équipes de soins dans lesquelles il vous sera difficile de choisir votre médecin. L’exemple des anesthésistes-réanimateurs est éloquent : vous en verrez probablement un en consultation préopératoire. Bien. Ce sera le plus souvent un autre qui pratiquera l’anesthésie locorégionale ou générale.
- Vous habitez une ville de moyenne importance numérique. Une répartition des tâches est présente entre les divers établissements de santé. Des monopoles de fait ont été créés afin de ne pas éparpiller les tâches. Bien. Vous n’aurez pas le choix du médecin, pas même celui de l’établissement.
- Vous entrez en EHPAD : vous n’aurez pas le choix du médecin coordonnateur.
Au fond, pour le libre choix, je vous propose :
- d’être parfaitement informé du réseau de santé autour de vous.
- d’avoir des relations dans le monde médical.
- surtout d’habiter une grande ville, d’avoir un généraliste qui vous convient et vous oriente vers des confrères spécialistes qui vous agréent.
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