Le Vieux Chêne et la Meute

Publié le par Bernard Pradines

Image issue de : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Fontaine

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J’ai confié quelques réflexions sur l’âgisme à ChatGPT et je lui ai demandé d’écrire une fable dans le style de Jean de la Fontaine à l’instar d’un essai de la Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP) à propos de la fin de la vie.

Commentaire du chatbot : "Voici une fable à la manière de La Fontaine, inspirée de votre texte, mêlant allégorie animale, critique sociale, ton moralisateur et vers classiques en alexandrins. Le titre fait écho à « Le vieillard et les trois jeunes hommes » ou encore « Le Cerf se voyant dans l’eau », fables dans lesquelles La Fontaine mêlait profondeur morale et ironie subtile."

Voici le résultat :

Le Vieux Chêne et la Meute

Dans un bois reculé vivait un vieux Chêne,
Majestueux témoin des saisons souveraines.
Ses branches, autrefois puissantes, déployées,
Pliaient sous le fardeau des années essuyées.

Autour de lui, la Meute — chiens jeunes et vifs —
Ricanait de sa mousse et de ses vieux motifs.
« Voyez ce vieux débris, tout noueux, tout bancal !
Un bon feu de cheminée serait son tribunal ! »

Le Renard, de passage, s’en vint à leur parler :
« Jadis, ce Chêne-là vous abritait l’été.
Vous jaugiez son ombre douce et ses fruits tombés,
Mais le voilà vieilli, donc à éliminer ? »

Le Loup, chef du peloton, lança tout haut :
« Il ne sert plus à rien, autant qu’il parte tôt.
À quoi bon des racines si la sève décline ?
Notre forêt s’essouffle : qu’il chute et s’incline. »

Le Hibou, dans sa tour, écrivait sans relâche
Sur l’art d’abréger mieux, en discours bien peu lâches :
« La pitié est morale, mais la raison commande.
Un vieux tronc sans usage, c’est charge trop grande. »

Et tous d’acquiescer, tout en se congratulant
D’avoir su bien peser le sort d’un non-productif vivant.

Mais la Tempête vint, un hiver déchaîné,
Les jeunes troncs pliaient, tous furent déracinés.
Le vieux Chêne, courbé mais ferme à son endroit,
Fit barrage au vent fou, protégeant sous son bois.

Le matin, les renards, les chiens, même les loups,
Vinrent se recueillir, les yeux soudain plus doux.

Moralité :
Quand l'âge est regardé comme un poids à cacher,
On scie la branche même où l'on s'est abrité.

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O
Pradines : Nom assez fréquent dans le Rouergue, rencontré en Corrèze sous la forme Pradinas. Autre forme : Pradine (24, 42, 43). C'est un toponyme très répandu, qui malgré les apparences n'a le plus souvent rien à voir avec un pré ou une prairie. Les formes les plus anciennes sont en effet écrites presque toujours "Pardina" et correspondent au latin "parietina" (= muraille, clôture) ou à son pluriel "parietinae" (= ruines)."<br /> Bernard P, la muraille contre les vents mauvais du moment, délimitant une clôture de sécurité pour que perdure les sentiments de solidarité et de reconnaissance croisée, en un mot la vie sociale. Bien vu, merci Bernard
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B
Oui, j'ai longtemps cru qu'il s'agissait de petits près, un dérivatif de Prat. L’explication que tu as trouvée fait désormais consensus. Voir le village de Pradines dans le Lot (falaise). Je suppose que Delorme vient de l'arbre.