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Qualité de vie et handicap ne sont pas incompatibles

Publié le par Papi

Qualité de vie et handicap ne sont pas incompatibles

S’il est courant en gériatrie de mesurer les handicaps qui peuvent affecter un patient, une nouvelle tendance s’intéresse au niveau d’activité de la personne : reste-t-elle enfermée chez elle sans voir pratiquement personne ou circule-t-elle avec son fauteuil roulant motorisé pour se distraire, aller voir des amis, participer à des réunions d’associations etc. ?

Une étude du Dr Patricia Boyle qui a suivi 1400 seniors pendant 8 ans montre que le taux de mortalité au bout de cinq ans de ceux qui ne sortaient pratiquement pas de chez eux était d‘environ 24% alors que pour les personnes qui bénéficiaient d’un espace de vie plus vaste le taux tombait à environ 13%.

Dans sa conclusion l’étude souligne qu’en pratique on ne doit pas seulement s’intéresser au niveau du handicap du patient [le GIR chez nous] mais encore prendre en compte ce facteur d’espace de vie pour lui assurer la meilleure qualité de vie possible

Source :

Life Space: Living Well Despite Disability http://www.geripal.org/2010/10/life-space-living-well-despite.html

Etude citée :

Association Between Life Space and Risk of Mortality in Advanced Age

Journal of the American Geriatrics Society Volume 58, Issue 10, pages 1925–1930, October 2010

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1532-5415.2010.03058.x/abstract

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Robotique et gériatrie : une tendance déshumanisante pourtant sérieusement envisagée.

Publié le par Papi

Robotique et gériatrie : une tendance déshumanisante pourtant sérieusement envisagée.

Le Dr Louise Aronson, professeur de gériatrie à l’Université de Californie, San Francisco trace un tableau sans complaisance des conditions de travail et de vie du personnel soignant et des aidants.

Respecter un emploi du temps est impossible. Si un patient se cramponne à votre main ou vous raconte pour la énième fois un épisode de sa vie, vous devrez attendre. Les soins sont pénibles, à la fois mentalement et physiquement, parfois dangereux. Vous êtes souvent pris vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept pour un salaire modeste ou pur bénévolat.

Pourquoi ne pas envisager l’utilisation de robots ?

Cela résoudrait les problèmes de recrutement de personnel, éviterait les risques de maltraitance. Le robot pourrait faire le ménage, la toilette de la personne, doser les médicaments et les distribuer au bon moment. Il pourrait faire la lecture à haute voix ou afficher le texte sur un écran.

De nombreux pays travaillent sur des projets de robots beaucoup plus évolués, compagnons et amis, susceptibles de dialoguer avec un humain. Au Japon des personnes atteintes de démence légère dialoguent avec Paro, un robot qui peut parler et écouter pendant des heures sans se lasser.

Certes il existe des problèmes éthiques à prendre en considération. Mais le patient qui sourit en s’adressant à son robot sourirait-il, enfermé dans sa solitude, heure après heure, jour après jour ?

Sources

Un article du New-York Times  http://www.nytimes.com/2014/07/20/opinion/sunday/the-future-of-robot-caregivers.html?emc=edit_tnt_20140719&nlid=67268624&tntemail0=y&_r=0

On peut aussi s’intéresser à un article de Télérama  N° 3365 du 09.07.2014 : Robot, as-tu du cœur ?

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