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Alma Adilon-Lonardoni : il fait si bon vieillir.

Publié le par Bernard Pradines

Dix minutes incontournables pour tout soignant souhaitant travailler ou exercer en gériatrie.

Publié dans éthique

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Relations soignants-soignés : du paternalisme à l’autonomie ?

Publié le par Bernard Pradines

Au cours de ma carrière médicale, j’ai assisté à des mutations inédites. Parmi elles, l’évolution du mode relationnel entre soignants et soignés.

Le paternalisme dominait autrefois ce champ : schématiquement, le médecin sait ce qui est bon pour son malade. Il agit pour son bien et prescrit les mesures thérapeutiques utiles de manière bienveillante mais autoritaire, explicitement ou implicitement. Il demeure des domaines où cette attitude a encore cours. Comme seul exemple, on la retrouve dans l’interprétation erronée de la loi du 4 mars 2002 qui consiste à imposer de facto une personne de confiance lors de l’entrée dans un établissement de soins. Paradoxalement, cette attitude est justifiée par le souci de préserver l’autonomie du malade.

Dans un deuxième temps qui n’est pas encore clos, loin de là, l’attitude est « compréhensive ». Elle consiste, pour le soignant, à se mettre à la place du soigné. Posture a priori « empathique » pour utiliser un mot à la mode. Ce modèle présente de nombreux avantages sur le précédent. Par exemple celui de la règle d’or : « traite les autres comme tu voudrais être traité » ou « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse ». Toutefois, il comporte un inconvénient majeur : je ne peux pas me mettre à la place de Monsieur Dupont car je ne suis pas Monsieur Dupont. Lui c’est lui, moi c’est moi. Nos attentes ne sont pas forcément les mêmes en matière de santé. De manière plus triviale, quand vous êtes hospitalisé(e), vous pouvez souhaiter trois couvertures pour dormir alors que je me contenterai d’une seule. Ce n’est pourtant pas un détail car ceci peut obérer votre sommeil.

Dans un troisième temps, c’est l’autonomie qui est recherchée : au sens étymologique grec du terme, le patient se détermine selon ses propres lois. Dans cette perspective, seul le dialogue permet de s’approcher des besoins et des désirs de la personne soignée. Encore faut-il d’abord que le temps ne manque pas pour ce faire. Si la personne n’est pas en mesure de s’exprimer, ce sont des entretiens avec son entourage doublés d’une observation attentive et collective qui iront au-devant d’un accompagnement de qualité.

Un long chemin, ou plutôt un cheminement à tâtons, hétérogène et difficile. 

Publié dans éthique

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