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Personnes âgées et cognition : écrire en français

Publié le par Bernard Pradines

Image extrairt de : https://www.pinterest.fr/pin/545709679834763833/

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Qui peut se vanter d’écrire correctement notre belle langue ? Probablement personne, certainement pas l’auteur de ces lignes.

Et si nous profitions de nos retraites pour nous améliorer en écriture et montrer aux jeunes générations que nous sommes encore dans le vent ? Et pour entretenir nos fonctions intellectuelles ?

Ainsi, j’ai relevé des erreurs fréquentes dans les nombreux textes que je lis et parfois dans ceux que je commets. En voici quelques-unes :

  • Le conditionnel utilisé à la place du futur de l’indicatif ; j’aimerais au lieu de j’aimerai.
  • L’infinitif utilisé à la place du participe passé : aimer au lieu d’aimé ; je l’ai beaucoup aimer (sic).
  • Le non-accord du participe passé avec le complément d’objet direct placé avant l’auxiliaire avoir : la personne âgée que j’ai vu (au lieu de vue).
  • Des phrases exagérément longues où l’on se perd.
  • Un flot de parenthèses mais une indigence de points-virgules et de points d’exclamation.
  • Une utilisation de mots écrits en majuscules pour souligner le propos alors que les points d’exclamation sont prévus à cet effet.

Bon, mon indulgence est sollicitée par mes propres erreurs.

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Susciter l’implication des familles dans le monde de la santé

Publié le par Louis Lacaze

Susciter l’implication des familles dans le monde de la santé

Il arrive que les gériatres hospitaliers jettent un coup d’œil envieux vers leurs confrères pédiatres qui établissent un contact régulier avec les familles. L’univers hospitalier est un monde à part, coupé du monde réel, où il est difficile de prendre des décisions en ignorant le vécu du patient tel qu’il est perçu par la famille.

« Voulez-vous qu’on contacte quelqu’un de votre famille ? » - « Oh non, ça va, laissons la famille en dehors de tout ça ». Sur un plan clinique un soignant ne peut pas se contenter de cette réponse. Informer la famille ne relève pas uniquement d’un acte de charité mais permettra d’acquérir des informations sur les valeurs du patient et l’amener éventuellement à modifier ses préférences.

Comment réagir devant un refus catégorique ? On peut explorer les raisons de ce refus, solliciter des détails. Le patient craint de déranger, d’effrayer ses proches. Ne seront-ils pas davantage contrariés si la situation s’aggrave ? Une occasion se présente si le patient âgé ne se croyait pas aussi atteint. Il peut alors tenir à ce que ses proches en soient informés.

Une rencontre avec les proches peut avoir lieu en présence directe à l’hôpital ou bien en visioconférence. La première réaction de la famille peut ressembler à ceci : « On ne voit pas pourquoi notre présence est indispensable. Nous étions occupés ailleurs ». Par contre, une fois informés, ils abordent des sujets jusque-là ignorés et qui impliquent des décisions à prendre soit en famille, soit sur le plan médical. Toutefois, un patient dément ou présentant un déficit cognitif avancé pourra toujours exprimer certaines craintes ou préférences qui rejoignent ou non celles de sa famille.

 Le médecin n’est plus enfermé dans la zone grise de l’univers hospitalier, il découvre la nature de la vie du patient en dehors de l’hôpital et peut alors la prendre en compte dans sa prise de décision. Le patient, la famille, le médecin se retrouvent tous gagnants, les décisions issues d’un travail commun ont toujours les plus fructueuses.

Commentaires de Bernard Pradines. Dans mon expérience professionnelle en soins de longue durée, la famille était la principale source de renseignements pour l’accompagnement soignant de son parent malade et dépendant. Les causes invoquées ci-dessus étaient largement contributives sans oublier la fréquence élevée des troubles cognitifs. L’intérêt principal des entretiens et questionnaires écrits aux familles réside dans la probabilité élevée de renouvellement d’un événement pathologique antérieur, organique ou psychique. La surprise n’est pas souvent au rendez-vous si l’on connait bien le patient sous ses multiples aspects. Ce n’est donc pas du temps perdu, au contraire.

Référence : 

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