Vieillesse et dénatalité
Que ne lit-on pas d’alertes sur la dénatalité de nos pays occidentaux du Nord ! De nombreux facteurs sont évoqués. A ce propos, voir le court article pertinent du sociologue Serge Guérin en lien ici.
Ne s'agit-il pas d'abord de pouvoir concilier travail compétitif et avoir des enfants, surtout à partir de trois[1] ? Comment créer les conditions de leur éducation si l’un des membres du couple, par exemple l’homme, ne travaille pas en emploi salarié ou indépendant ? Cela serait pourtant logique après des siècles de femmes « mères au foyer » ! Un tiers des salariés étaient des femmes en 1968 et la moitié actuellement. Comme les hommes ne les ont pas remplacées à la maison, il n’y a plus personne en journée au domicile ; peu de temps à consacrer comme autrefois aux enfants (désormais moins nombreux) et aux vieux dépendants (désormais plus nombreux). D’où la plus grande part du succès des EHPAD. Le jeune cadre pourra-t-il argumenter du temps à consacrer à ses enfants pour freiner ses engagements dans la société de l’accélération décrite par Hartmut Rosa [2]? Le temps, c'est de l'argent. Là où capitalisme et stakhanovisme se rejoignent si bien. Admiratifs de la compétition sportive (Jeux d’Hiver par exemple) ou de toute sorte de Césars et autres Palmes d’Or, adeptes des concours où nous avons réussi, nous ne voyons pas ce que la concurrence recèle d’effets néfastes. Le temps qui est consacré à son travail et à sa promotion future ne le sera pas pour les enfants et les aînés. Un choix de société qui n’en est pas un : personne ne vous demandera de choisir !
[1] Note confidentielle : trois, c’est le cas de l’auteur de ce court article.
/image%2F0423347%2F20260302%2Fob_705771_647a004e3660f91ac15c3c96-2020-09-heads.jpg)