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La loi de Murphy chez les personnes âgées

Publié le par Louis Lacaze

La loi de Murphy chez les personnes âgéesLa loi de Murphy chez les personnes âgées

« Si quelque chose est susceptible de mal tourner, alors ça tournera nécessairement mal ». À un moment ou à un autre nous avons tous fait l’amère expérience de l’exactitude de cette loi. Une médecin urgentiste américaine en a relevé toute une série d’exemples dans le domaine de la santé. En voici quelques-uns, organisés en deux chapitres susceptibles d’éclairer les personnes âgées dans leur quotidien.

 

Soins médicaux aux urgences ou en consultation

- Ce sont les patients présentant les affections les moins graves qui insistent pour passer en priorité. Les patients les plus atteints sont beaucoup plus discrets.

- On vous demandera un échantillon d’urine quand vous venez de sortir des toilettes.

- La dame en blouse blanche devant vous est une infirmière. Le monsieur en blouse blanche est un médecin.

- Les patients qu’il est urgent d’hospitaliser le refusent parce qu’ils ne peuvent pas abandonner le chien ou le chat à la maison. La réciproque est vraie : les patients qui n’ont pas besoin d’être hospitalisés ont des familles qui ne veulent pas s’occuper d’eux.

- Il existe une corrélation inverse entre ceux qui peuvent s’acheter des cigarettes et ceux qui peuvent s’offrir des soins dentaires ou changer de lunettes.

- Contrôle de l’audition : le patient a oublié chez lui son appareil de correction auditive. S’il a pensé à l’apporter, les piles sont mortes.

- Le patient arrive toujours en consultation sans apporter sa liste de médicaments.

 

Chez soi

- Une douleur chronique dorso-lombaire s’accompagne du besoin obsessionnel de déplacer le mobilier.

- Le petit-fils de 3 ans ne sait pas avaler un comprimé mais, s’il aperçoit le médicament de Mamie à sa portée, il avalera toute la boite.

- Acheter l’eau de Javel en berlingots permet de faire des économies. Les transvaser dans une bouteille de jus de fruits rangée sous l’évier va exacerber les talents exploratoires du même petit-fils.

- Si Mamie entend sa petite-fille déclarer qu’il est possible de se retrouver enceinte en s’installant sur le siège des toilettes ou en nageant dans une piscine, elle peut s’inquiéter.

 

Sources :

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Chirurgie : quand l'âge devient un facteur de risque

Publié le par Louis Lacaze et Bernard Pradines

Chirurgie : quand l'âge devient un facteur de risque

Les interventions sur la vésicule biliaire, la thyroïde, une hernie ou l’ablation d’un sein font partie de la routine d’un chirurgien. Toutefois le cas des seniors soulève de plus en plus fréquemment une interrogation chez le praticien : le patient est-il fragile ?

 

La fragilité implique des réserves diminuées sur le plan physique, des difficultés possibles au niveau de l’anesthésie, des infections, des complications hémorragiques ou thromboemboliques. Plus le patient est fragile, plus le risque est élevé, multiplié par deux à quatre chez les patients âgés. Cependant, le pourcentage des complications dans cette population demeure inférieur à deux pour cent. Dans une majorité des cas, la récupération sera longue et le patient ne retrouvera pas l’ensemble de ses capacités antérieures.

 

De nombreux auteurs recommandent que la décision d’opérer ne soit prise qu’après une concertation avec le patient et sa famille. Est-il préférable d’opérer ou de ne rien faire ? N’y a-t-il pas d’approche moins radicale, une modalité d’anesthésie différente, des alternatives possibles ?  

 

Certaines mesures permettent de limiter les risques. Une bonne hygiène de vie, une alimentation contrôlée, l’exercice physique pendant plusieurs semaines avant l’opération augmentent fortement les chances de succès et diminuent le risque pour la famille de s’entendre dire que « l’opération a réussi mais le patient est mort ».

 

Commentaires de Bernard Pradines : intéressante vision des risques de complications postopératoires. En France, la coopération d’un gériatre sera plus facilement proposée, au moins sur le papier. L’insistance sera portée davantage sur les pathologies  que sur l’âge de l’état-civil. Par ailleurs, les modalités anesthésiques, pourvu qu’elles soient correctement effectuées,  demeurent incertaines quant à leur rôle dans la genèse des complications. Enfin, le consentement du sujet âgé sera mis en avant, la famille n’ayant pas en principe à prendre des décisions pour son parent.

 

Source

Paula Span :

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