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Prévention à l’avenir ? J’ose …

Publié le par Bernard Pradines

Prévention à l’avenir ? J’ose …
Prévention à l’avenir ? J’ose …

Le sujet de philosophie que j’ai traité au baccalauréat de mathématiques-élémentaires en 1967 était le suivant : « comment et dans quelle mesure peut-on prévoir l’avenir ? ».

Ma modestie en souffrant terriblement, je dois vous dire que ce thème me permit d’obtenir mon diplôme, pourtant à orientation scientifique. Mais je me rassure : ce fut d’une courte tête.

Aujourd’hui, je suis à nouveau tenté de jouer au prophète. Pourtant,  je suis désormais largement prévenu : Cassandre de malheur ou lendemains qui chantent ont vu passer beaucoup d’eau sous les ponts d’Albi et d’ailleurs depuis 52 ans.

Alors j’ose encore. La prévention en matière de vieillissement en bonne santé sera prochainement bouleversée par les difficultés environnementales attendues. Les voyages touristiques lointains, en avion, courts, onéreux et énergivores ne seront plus d’actualité.  La course au bronzage le plus prononcé apparaîtra comme un enfantillage dangereux. Nous devrons renoncer aux croisières polluantes et destructrices actuelles. Des tabous s’effondreront : nous mangerons beaucoup moins de viande, de sel et de sucre. L’alcool sous toutes ses formes -oui, même le vin- à l’instar du tabac, sembleront sortis de l’Antiquité de l’humanité. 

L’air conditionné ne sera pas aveuglement rejeté mais correctement utilisé et limité aux lieux de vie qui le nécessitent après que les autres mesures auront été prises contre les vagues de chaleur. Plus généralement, les inégalités socioculturelles, en particulier celles qui sont liées à la souffrance au travail et à la pollution, auront été clairement identifiées comme des facteurs de risque pour la santé. La prévention du déclin cognitif sera d’abord liée à l’éducation, à l’hygiène de vie mentale et physique ainsi qu’à  la correction des déficits sensoriels. L’isolement des personnes âgées sera considéré comme un archaïsme et une indignité.

Bon, vous allez me dire avec Martin : « I have a dream »[1].

Mais je vous répondrai avec John que « but I’m not the only one »[2].

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Dix choses à ne pas dire quand on présente des condoléances

Publié le par Louis Lacaze

Il vaut mieux éviter de prononcer les phrases qui suivent :

1 – « Cesse de pleurer, tu te fais du mal. »

 Exprimer sa peine est une réaction normale devant la mort.

2 – « Tu devrais te laisser aller, ou alors tu auras encore plus mal. »

 Certaines personnes ne versent pas de larmes, ce qui ne prouve pas qu’elles n’ont pas de chagrin et qu’elles n’en exprimeront pas davantage plus tard.

3 – « Au moins il/elle ne souffre plus. » 

Remarque inutile, puisque ceux qui restent continuent à souffrir.

4 – « Vous devez être forte. »

 Sous-entend que la souffrance du deuil n’est pas naturelle, qu’on doit la dominer.

5 – « Dieu a décidé de le/la rappeler près de lui. »

 Personne ne peut avoir la prétention de connaître les décisions de Dieu. Un non-croyant est susceptible de réagir négativement.

6 – « Essayez de ne plus trop y penser. » 

Il est au contraire normal et nécessaire de parler de la personne disparue.

7 – « Je sais ce que vous ressentez. »

 Ce n’est pas vous qui avez perdu un proche, toutes les situations sont différentes.

8 – « Au moins il a eu une longue vie. »

Qu’est-ce qu’une longue vie ? A partir de quel âge ?

9 –« Vous êtes favorisé(e). Vous avez de l’argent, vous êtes jeune, vous pourrez refaire votre vie. »

La perte d’une personne aimée est toujours très douloureuse. Aucune comparaison avec d’autres épreuves, aucun projet de vie à venir ne pourra atténuer la douleur.

10 – « 6 mois / 2 ans ont passé, le moment est venu de tourner la page. »

 Fixer une date limite au chagrin dénote un manque de sensibilité et n’apportera aucun réconfort à la personne qui souffre.

 

Commentaires de Bernard Pradines :

Ne nous faisons aucune illusion ; il n’existe aucune technique, aucune astuce, aucun truc « pratico-pratique » pour être soi-même, comme témoin, à l’aise avec ce genre de situation.

Je suis frappé par cette nécessité culturelle de dire quelque chose, au risque de dire n’importe quoi. Le silence, il est vrai, nous fait peur. En fait, le mieux est de ne rien dire et d’attendre ce que la personne en chagrin peut exprimer. Surtout lorsqu’elle abordera une dimension positive, il est alors loisible, sans artifice, en sincérité, de renforcer cette appréciation. Mais l’essentiel est à la présence bienveillante. Toute récrimination de l’endeuillé envers cette attitude pourra témoigner de la vanité de notre démarche empathique sans l’invalider définitivement.

 

Source : L’article de Caring.com résumé ici n’est plus disponible en téléchargement. GérontoLiberté a pu trouver un texte traitant le même sujet.

Dee Lundgren :

Publié dans famille, fin de vie, respect

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