Les six conditions du soutien à domicile
Plutôt que les mots « maintien à domicile », sur la proposition de Michel Billé[1], j’utilise ceux de « soutien à domicile » pour qualifier le désir de la quasi-unanimité des personnes âgées en France.
Au-delà des qualificatifs, quelles sont les conditions à remplir pour permettre de satisfaire nos aînés dans ce désir ?
Si l’on en croit Bruno Lachesnaie[2] lors de l’émission « Droit de suite » diffusée sur LCP[3] le 22 mai 2018, les six conditions suivantes doivent être remplies sans exception :
- Accès aux soins médicaux et non médicaux.
- Sécurité objective et subjective[4] perçue.
- Aide à la vie quotidienne : repas, ménage, blanchisserie.
- Logement adapté : accès externes et internes dont celui aux sanitaires.
- Environnement social : transports, commerces, vie sociale.
- Soutien familial.
Précision : il s'agit ici implicitement de personnes dépendantes pour les actes de la vie quotidienne dans un contexte de soutien à domicile jusqu'au bout de la vie.
[1] Michel Billé est sociologue, spécialisé dans les questions relatives aux handicaps et à la vieillesse, président de l’Union nationale des instances et offices de retraités et personnes âgées, et membre du Conseil scientifique Sciences Humaines de France Alzheimer. Voir : https://www.editions-eres.com/nos-auteurs/54198/bille-michel
[2] Bruno Lachesnaie est Directeur de l'action sociale au sein de la CCMSA (Caisse Centrale de la Mutualité Sociale Agricole).
[3] « Vieillesse : Comment accompagner nos proches ? ».
[4] Sécurité subjective : celle qui est perçue par le sujet, quelque soit le risque « réel », celui estimé par l’entourage.
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