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Centre-ville, zone interdite pour les seniors ?

Publié le par Papi

Centre-ville, zone interdite pour les seniors ?

Des chercheurs de l’université de Leeds (Angleterre) ont demandé à vingt personnes âgées, parfois de mobilité réduite, de visiter la ville, de circuler dans les rues puis de noter leurs impressions.

Les obstacles majeurs rencontrés ont été l’absence de toilettes publiques. Ce qui n’était qu’un détail de peu d’importance quand ils étaient jeunes est devenu un handicap sérieux. L’absence de bancs publics a été relevée. Les promeneurs auraient aimé effectuer de courtes pauses au cours de leur exploration. Lorsque ces bancs existaient, ils étaient “peu accueillants”, éloignés des lieux de passage, implantés comme pour isoler les utilisateurs.

Certaines remarques ne manquent pas d’intérêt. Faute de pouvoir s’asseoir afin de se reposer, une dame cessait de marcher et faisait semblant de téléphoner. Des participants fatigués ont préféré marcher seuls pour ne pas ralentir leurs compagnons.

Ces marcheurs ont souvent eu l’impression que la société les ignorait, qu’ils “n’étaient plus dans le coup”, que s’intéresser à eux n’en valait pas la peine. Cette impression d’être des citoyens de second ordre les rendait amers, alors qu’ils auraient aimé vaincre leur solitude chez eux par une bonne intégration dans la ville. Pour une municipalité, corriger une telle situation n’entraînerait que des dépenses minimes.

Source

http://www.telegraph.co.uk/health/elderhealth/10790429/Town-and-city-centres-becoming-elderly-no-go-zones.html

Publié dans ville

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Urbanisme et sociologie. Pourquoi un Macdo particulier a-t-il été ciblé ?

Publié le par Papi

L’épisode du Macdo new-yorkais squatté par des seniors déclenche toujours des réactions passionnées, si bien qu'un journaliste spécialiste des travaux de William H. Whyte, sociologue-urbaniste, est allé faire une enquête dans New-York. Il a relevé plusieurs constantes.

Les seniors ne conduisent pas, ont souvent des moyens financiers limités. Ils marchent parfois avec difficulté. Ils recherchent donc des lieux de rencontre très proches du domicile. Ils négligent les bus et les navettes gratuites, les contraintes d’horaires limitant leur désir de liberté et d’indépendance.

Ils ne veulent pas se sentir isolés, mais veulent faire partie d’un quartier, s’y sentir chez eux, pouvoir y rencontrer leurs amis.

Les lieux de rencontres appréciés présentent des caractéristiques communes :

- un petit recoin près de la porte d’entrée, légèrement séparé du gros du public mais permettant d’observer les allées et venues est apprécié.

- des toilettes facilement accessibles. Monter un étage pour une personne handicapée peut correspondre à l’ascension de l’Everest. (Certains établissements sont allés jusqu’à supprimer les toilettes réservées au public pour dissuader la clientèle « ventouse »).

- la population d’un quartier évolue avec le temps. Les jeunes générations vont habiter ailleurs, les vieux se retrouvent seuls. Ils fréquentent le lieu d’accueil le plus proche, rencontrent d’autres personnes, créent un effet boule de neige.

- les bibliothèques publiques ont beaucoup de succès lorsque leur emplacement est favorable, qu’elles ont un personnel accueillant qui peut aider à remplir des formulaires divers, qu’elles disposent de secteurs permettant la conversation à haute voix.

Quand on sait que ¾ des résidents des maisons de retraite auraient préféré rester chez eux pourquoi ne pas demander aux nouvelles municipalités de s’intéresser au sujet ?

Source :

http://www.nytimes.com/2014/01/29/arts/design/lessons-from-mcdonalds-clash-with-older-koreans.html?emc=edit_tnt_20140128&tntemail0=y

Publié dans ville, urbanisme, vivre ensemble

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