Fin de la vie : à propos du « choix de Michèle »

Publié le par Bernard Pradines

Fin de la vie : à propos du « choix de Michèle »

Il faut voir le documentaire le « choix de Michèle » : http://www.filmsdocumentaires.com/films/2633-le-choix-de-michele

Un film d’autant plus riche qu’il permet un abord à la fois médical, philosophique, spirituel, familial, social et culturel, économique et politique. L’actualité n’est pas évacuée dans les propos de Michèle sur l’euthanasie. On regardera à ce propos l’interview de son frère sur FR 3 : http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/2013/01/23/le-choix-de-michele-un-documentaire-sur-la-fin-de-vie-186449.html

Intéressant aussi de lire son éloge après son décès en 2011 afin de mieux situer Michèle : http://recherche.univ-lyon2.fr/greps/spip.php?article282

Mon court  propos concernera le titre du film : je me demande s’il s’agit bien ici d’un choix. En effet, le choix suppose un consentement éclairé.  Encore faut-il que cet éclairage soit le plus compétent possible et surtout le plus assuré. Comment, en 2011, contester les objectifs de soins  définis par cette malade ? Mais, en l’absence de certitude médicale sur l’efficacité de la poursuite des traitements curatifs en termes de confort, comment ne pas effectuer le « choix » de Michèle ?

Pour ma part,  j’aurais intitulé ce film « Michèle ». Simplement. 

Au spectateur de se faire une opinion quant à la réalité du choix ou bien à l’impérieuse nécessité de se sentir maître de son destin. Surtout pour certaines personnes ayant joué des rôles sociaux importants, bénéficiant d’une autorité évidente, lorsqu’elles abordent la fin de leur vie.

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C
Oui, Bernard, c'est un vrai débat. L'autonomie et la liberté ne sont que des concepts que chacun décline à sa façon pour finalement tenter de ne se soumettre qu'à sa propre loi. Le choix de Michèle est aliéné à ses propres connaissance, ses propres limites, ses forces et ses faiblesses. Il ne suffit pas de choisir, Le contrôle de soi est labile à l'aune de la douleur.
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