Et si Charlie-Hebdo était le plus sérieux et le plus moral des journaux ?
J’ai retrouvé un article écrit par Charb dans le numéro 1150 du 2 juillet 2014.
Sous le titre suivant : « Euthanasie, la foire au n’importe quoi », l’auteur fait allusion à l’affaire d’un médecin qui a défrayé la chronique en 2014 :
« Donc, si on est tout seul au fond de sa blouse à être convaincu qu’il faut mettre un terme à la vie de ce qu’on considère comme un mourant, on peut le faire. »
Il poursuit ainsi quelques lignes plus bas :
« Mais qu’il décide seul de qui doit vivre et qui doit mourir dans son service, ça fout les jetons. »
Puis un peu plus loin, Stéphane Charbonnier poursuit avec l’humour qui lui était habituel :
« Demain, si, moi qui ne suis pas médecin, je décide d’abréger la vie de ma grand-mère parce qu’elle est mal-en-point, la seule formalité à remplir sera de passer devant un tribunal qui confirmera ma bonne foi. Je n’ai pas respecté les règles déontologiques de la profession de médecin ? Et alors ? Je ne suis pas médecin, je vous dis ! »
En hommage à un grand homme qui avait bien compris les risques d'une banalisation du mot "euthanasie"
