Le docteur ne vous dit pas toujours tout. Interrogez-le !

Publié le par Papi

Le docteur ne vous dit pas toujours tout. Interrogez-le !
Le docteur ne vous dit pas toujours tout. Interrogez-le !

Le Dr Volandes, médecin hospitalier à l’hôpital général de Boston travaillait depuis dix ans à la rédaction d’un ouvrage sur les malades ayant atteint un stade terminal qu’il destinait à des professionnels. Son père ayant dû être hospitalisé, il s’est retrouvé brusquement « de l’autre côté du stéthoscope » et il a décidé de modifier l’orientation de son livre pour s’adresser aux malades et à leurs familles.

Les médecins devraient se poser les questions suivantes : qu’est-ce que le patient déciderait s’il était convenablement informé ? S’il jouissait de toutes ses facultés intellectuelles ? Quels sont ses désirs ? Ses peurs ? Veut-il vivre le plus longtemps possible ou avoir une fin paisible ?

La difficulté peut s’expliquer de différentes façons. Tous les professionnels de la santé n’ont pas reçu une formation concernant les soins palliatifs. Donner des explications techniques et se faire comprendre par un public non averti exige du temps, de la patience et la maîtrise du vocabulaire approprié. Les malades et les membres de leurs familles risquent de se retrouver désorientés, effrayés, de se sentir abandonnés à leur triste sort. Trop de personnes, influencées par la télévision, insistent pour que « tout soit fait pour maintenir le patient en vie », sans savoir ce que cela implique réellement. Personne ne leur a exposé les différentes options.

Le Dr Volandes a participé à l’élaboration de vidéos visant à apporter une information sur la fin de vie. Un patient lui a déclaré que si une image remplace mille mots, une vidéo en remplace cent mille. Il espère qu’avec son livre elles combleront un vide : pour leur dernier voyage, les patients n’ont pas besoin qu’on leur propose les dernières avancées de la technologie médicale. Ils recherchent plutôt un guide qui les aidera à avancer dans cette forêt obscure qui un jour sera devant nous.

Sources

Un article du Dr Shara Yurkiewicz publié dans PubMed : Angelo Volandes pushes patients to begin difficult conversations when docs don't. http://www.medpagetoday.com/PublicHealthPolicy/HealthPolicy/50037  (milieu de page)

On peut aussi consulter sur Google une très longue liste de commentaires (recherche Volandez The conversation) : https://www.google.fr/search?q=volandes+the+conversation&ie=utf-8&oe=utf-8&gws_rd=cr&ei=6qfhVLaqKYrzUrmnhPAN

L’ouvrage est présenté sur geripal : Using video to jumpstart The Conversation: a book review

Et naturellement l’ouvrage, présent sur Amazon : The Conversation

Les vidéos sont diffusées par Advance Care Plannnig

 http://www.acpdecisions.org/products/#videos

Publié dans éthique

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P
La remarque du docteur Pradines vient élargir les perspectives : l’absence d’obligation d’informer le patient qui n’est pas demandeur doit être prise en compte. Je n’avais abordé qu’un seul angle de la question évoquée dans la contribution précédente « ça se répare, donc j’opère ». Si le praticien a simplement l’impression de « déplacer les transats sur le pont du Titanic » ne doit-il pas consulter à la fois ses confrères, le patient et ses proches ? Encore une fois la gériatrie est loin d’être une spécialité figée enfermée dans des protocoles standardisés…
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P
L'auteur du texte suppose que la patiente ou le patient veut forcement connaître "la" vérité et que le médecin est simplement réticent à la lui délivrer ou peu soucieux de le faire. Un souci encore bien présent outre-Atlantique. Pourtant, au moins en France, la patiente ou le patient a droit à ne pas savoir ce que le médecin croit savoir de la vérité en question.
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