Un risque à courir ?

Publié le par Bernard Pradines

Marcela Iacub

Marcela Iacub

Court article de Marcela Iacub dans Libération à propos du film "Fin de partie".

Un extrait :

"Ceux qui militent pour l’euthanasie oublient les problèmes multiples que poserait l’autorisation de cette pratique. A commencer par l’intérêt qu’auraient les Etats à augmenter le nombre de candidats à la mort, afin de diminuer les coûts de certaines maladies longues et incurables. Après avoir décimé la population dans des guerres massives et exécuté des milliers de condamnés, l’Etat se mettrait à euthanasier les personnes dont les vies seraient indignes d’être vécues. Sans oublier l’intérêt des familles à se débarrasser de parents vieux et encombrants sans la moindre culpabilité, dans une opération qui pourrait s’avérer des plus rentables."

Lire la suite en suivant le lien ci-dessous.

Publié dans euthanasie, éthique, loi

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P
Un autre argument consiste à présenter l'euthanasie comme un progrès qui suivrait celui de la légalisation de l'IVG et d'autres mesures, telles que la contraception, visant à rendre à l'individu le pouvoir sur son corps. Outre le fait que l'IVG et l'euthanasie sont des situations qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre, les militants en faveur de cette dernière attribuent souvent les réticences à son égard à un conservatisme religieux rétrograde. Il s'agit ici de plusieurs erreurs de perspective qui oublient systématiquement d’insérer ce questionnement dans la société réelle : celle du règne de l’économiste qui ne cesse de dénoncer la cherté des maladies chroniques incurables
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C
Bonjour,<br /> Concernant le débat ( sens très large du terme) sur le fin de vie , une chose me tracasse .<br /> Comment l'institution ( là encore , sens très large du terme) compte- t-elle s'y prendre pour " former" les équipes de soins à des approches philosophiques , sociologiques , éthiques etc... alors que la question de la maltraitance , banale, quotidienne, n'est à ce jour en rien résolue?,
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P
Oui, je traduis ainsi votre interrogation : comment aller plus avant alors que nous sommes en retard par rapport à l'indispensable ? Je partage votre opinion sur la "largeur" du terme tant il convient de l'envisager sous plusieurs angles : l'attitude personnelle, l'établissement ou le service où nous exerçons, les structures qui sont en principe au service de notre parent, enfin et surtout la citoyenneté qui nous appelle aux trois devises de la République. <br /> Concrètement, c'est bien un mouvement d'ensemble qui a permis l'amélioration, certes relative mais conséquente, que j'ai observée depuis 25 ans. Un exemple : comment concevoir une amélioration durable dans des services où les personnels demeurent en moyenne trois ou quatre ans si un mouvement bien plus large, que je qualifie de culturel, n'est pas à l'œuvre ?<br /> Merci pour votre commentaire.