Débat autour de la fin de la vie

Publié le par Bernard Pradines

C'était le 21 novembre 2017 à Albi (Tarn-France).

Le débat peut se poursuivre sur le blog GérontoLiberté.

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Pour ou contre l'euthanasie, voilà un sujet qui générera pendant longtemps de nombreuses polémiques.<br /> <br /> Ce que je constate<br /> Ne s'expriment que les personnes qui sont pour ou contre ce principe. Les personnes qui y ont eu recours ne peuvent plus s'exprimer, cela va de soi. Par contre celles qui étaient pour et qui ont changé d'avis ne le font pas soit qu’elles n’osent pas se manifester ou bien qu'elles ne sont pas invitées ; il en existe.<br /> Les arguments sont à considérer dans les deux cas.<br /> <br /> Ce qui me dérange:<br /> - Chacune des parties défend son point de vue, mais il est important de ne pas essayer de convaincre l'autre car c'est une décision personnelle qui n'appartient qu'à la personne qui la prend.<br /> - De quel droit peut-on demander à un soignant d’effectuer ou de faciliter une action qui va entraîner le décès d'une personne, alors qu’il est formé à entretenir la vie? Bien souvent, la personne qui intervient se retrouve seule face au requérant pendant l'intervention. Comme il y a peu de candidats pour administrer le « traitement », on fait appel à ce que l'on appelle un « désigné volontaire ». Cela devient "un boulet à remords" à traîner pour la personne qui a agi.<br /> - N'y a-t-il pas eu revirement dans la conviction du patient? Si la personne peut encore s'exprimer lorsque le moment fatidique survient cela fonctionne. Par contre, s'il n'y a plus de communication, les données sont différentes. On doit pouvoir même au dernier moment changer d'avis. Impossible de se substituer aux desiderata d'un individu.<br /> - Qui doit juger que c'est le bon moment d'intervenir? Le médecin (pas facile pour lui) car son jugement se base sur des probabilités et non sur une certitude. Quant à la famille et à l'entourage, ils ne devraient pas s’en mêler même si ils ont de bonnes raisons pour le faire. <br /> - Quel doit être le lieu choisi? L’institution, le domicile?<br /> - Quel dispositif doit être mis en place pour assurer les contrôles permettant d'exclure les débordements et le respect des usages et de la loi?.<br /> - Quel accompagnement avant, pendant et après ? <br /> - Qui doit en assumer le financement? <br /> <br /> En conclusion: <br /> - Impossibilité de prendre position <br /> - Inadmissible de juger un patient, le libre choix de chacun doit être respecté<br /> - Mise en garde de toute influence (conviction, famille, religion, expérience vécue...)<br /> - Favoriser et accentuer les campagnes et les réunions d'information (pour, contre l'euthanasie)<br /> - Respecter la loi, elle peut toujours être modifiée, amendée ou supprimée<br /> - Respecter tout simplement la vie et ceux qui la protègent.<br /> - Ne pas prendre de décisions intempestives ou prématurées irréfléchies. <br /> <br /> Certains luttent pour vivre, d'autres se battent pour mourir. Malheureusement nous ne serons jamais tous égaux dans l'existence.<br /> <br /> <br /> Voilà ma petite pensée. Me vient à l'esprit l'attitude d'une famille qui voulait que l'on cesse soit disant de s'acharner sur leur parent et qui, le moment terminal survenu, galopait partout l'équipe soignante parce que papa était en train de les quitter et qu'il fallait à tout prix intervenir pour le réanimer.
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