Qui est au centre ?

Publié le par Bernard Pradines

Issu de https://www.youtube.com/watch?v=LGMpOoysVrg

Issu de https://www.youtube.com/watch?v=LGMpOoysVrg

Les débats sur la qualité des soins et de l’hébergement font une large part à une problématique géométrique : qui est au centre ?

Je veux dire : qui est au centre des préoccupations des institutions, établissements et personnels ?

A rebrousse-poil de considérations inavouables, c’est le patient qui doit en principe être au centre des soins, c’est-à-dire l’objet principal autour duquel gravitent les divers acteurs et intervenants. Sous-entendu : le professionnel n’est pas ici d’abord pour venir chercher son salaire, les directions pour dominer leurs subordonnés, les investisseurs pour gagner de l’argent sur le dos des résidents, etc.

En 2016, Christophe Pacific remettait en question cette position centrale en proposant que le soin soit mis au centre à la place du patient[1]. Ainsi, ce dernier ne se retrouverait pas en situation d’objet.

Ces débats peuvent paraître théoriques mais ils sont cruciaux, tant un objectif flou peut ouvrir la voie à toutes les errances.

Pour ma part, avec Dominique Liffraud[2] qui cite huit fois ce terme dans son article, je serais tenté de proposer que la relation soit au centre de la préoccupation des établissements pour personnes âgées. C’est elle qui est le principal défi. Elle ne sera jamais résolue par le seul aspect « pratico-pratique ». Elle témoigne d’une réalité abstraite, bien plus difficile à appréhender que les problèmes concrets.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Bernard PRADINES 14/03/2021 14:41

En réponse à un commentaire hors blog, je souhaite préciser ceci :

Il s'agit d'un débat bien sûr purement théorique.
Simplement, j'ai voulu témoigner du fait que dans ma pratique, l'essentiel, surtout en gériatrie, était à la relation dans tous les domaines et non à la qualité des soins par exemple.
Cette qualité était rarement interrogée alors que la relation entre soignants, avec les directions, avec les familles, avec et entre les résidents, avec les bénévoles, était un sujet de préoccupation constante.
Intéressant de voir que cette dimension est souvent occultée au profit du but premier : les soins.
Alors que ceux-ci dépendent étroitement de celle-là.

Bernard PRADINES 09/03/2021 17:52

Merci. En effet, ne pas rester silencieux.

R. 09/03/2021 17:18

Le problème est qu'effectivement, pour le moment ce sont les investisseurs qui sont au centre avec un objectif prédominant : que les chambres soient toutes emplies.
La démarche est la même à l'hôpital : un lit ne doit pas rester vide !
Sortie d'un service cardiologie à 15h, j'ai dû rester à attendre dans le couloir et libérer la chambre de mes bagages. À 15h10 il y avait déjà quelqu'un dans le lit ! J'étais très fatiguée et zi voulu utiliser le fauteuil de la chambre. J'en ai été interdite d'accès. Or l'on sait que les nuitées sont facturées à l'occupation à 12h, donc cette chambre a été facturée 2 fois, à mon nom et au nom de la personne entrante. CQFD