L’oncologie gériatrique joue un rôle essentiel

Publié le par Louis Lacaze

L’oncologie gériatrique joue un rôle essentiel

Melissa Wong, oncologue, professeur dans un service d’hématologie, d’oncologie et de gériatrie et le Dr Louise Walter, professeur de gériatrie, exposent les particularités qu’elles rencontrent au contact des patients âgés.

Un examen radiographique peut devenir difficile à réaliser avec une personne cognitivement déficiente qui ne va pas rester immobile, le résultat devenant aléatoire. De plus, tout examen peut révéler des comorbidités qui vont déclencher des biopsies et des traitements supplémentaires.

L’intervention d’un gériatre va apporter un élément de sécurité, l’âge cessant d’être l’élément essentiel de décision pris en compte. L’importance des comorbidités sera jugée en fonction de leur effet sur la qualité de vie du patient. Le diagnostic sera individualisé selon les fonctions cognitives, le mode nutritionnel, les préférences, le quotidien.

Le chirurgien apprécie l’intervention du gériatre qui lui permet de mieux prévoir si un patient récupérera totalement ou sera moins fonctionnel. Il sera mieux armé pour l’informer des avantages et inconvénients de différentes options et aller jusqu'à lui dire « maintenant je vous connais suffisamment pour vous suggérer telle option ».

Dans un environnement optimal les gériatres pourraient suivre des patients atteints de multimorbidités dès l’âge de 50 ans, mesurer avec plus de finesse leur qualité de vie à l’hôpital, à leur domicile, leur ville, détecter un éventuel besoin d’aide. L’apport d’un gériatre ne saute pas immédiatement aux yeux. Un bilan de son action démontrera son efficacité. 

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Publié dans cancers

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