L’engouement pour la mort assistée (8) : fin de vie et maladie d’Alzheimer

Publié le par Bernard Pradines

Image extraite du site : https://www.appuisante.fr/documentation/la-fin-de-vie

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Anticiper l’avenir est devenu parfois une véritable obsession. Aucune raison pour que la fin de la vie échappe à ce mouvement croissant vers une volonté d’assurance et d’autonomie individuelle.

Si vous ajoutez des directives anticipées à la crainte de cet horizon indépassable, il ne vous reste plus qu’à demander par écrit une mort assistée dès l’annonce du diagnostic d’une maladie neuroévolutive, le plus souvent une pathologie de type Alzheimer.

La réflexion sur ce thème ne date pas d’hier. Pourtant, celles et ceux qui ont voulu s’approcher de cette difficulté ne nous ont pas encore fourni une solution satisfaisante.  Nous ne sommes pas encore capables, comme nous l’avons déjà abordé ici, de déterminer l’espérance de vie d’une personne donnée lors du diagnostic d’une maladie d’Alzheimer.  De plus, il est impossible de prévoir la souffrance éventuelle ressentie par la personne atteinte.

Autrement dit, l'individu dément, qui n’est plus en mesure de s’exprimer, est-il le même dans ses désirs que celui qui a si fermement demandé l’administration de médicaments mortels ?

Merci de me fournir une réponse.

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P
Bernard ,la réponse que tu demandes est de l’ordre du cas par cas et non générale.<br /> Tout professionnel de santé est en mesure, s’il le veut, de bien repérer s’il y a souffrance ou pas chez un patient dément en fin de vie . L’objectif raisonnable est alors de veiller à la mise en œuvre de tout traitement qui permettra le soulagement nécessaire, avec la posologie efficace.<br /> Dans ces conditions la fin de vie du malade Alzheimer chemine dans une préoccupation constante d’apaiser toute gêne douloureuse. Et éventuellement la sédation profonde et continue est à envisager de façon collégiale lorsque toute thérapeutique engagée n’apporte plus le soulagement attendue alors que le pronostic médical est négatif.
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B
Il y aura ici aussi la base d'un débat sur la médecine palliative, ses modalités et ses objectifs avec Louis Lacaze.
Louis Lacaze<br /> Le commentaire soumis par Poch touche des points sensibles.<br /> 1er exemple : une posologie « efficace » signifie que dans certains cas le dosage des antidouleurs passera des milligrammes au gramme et atteindra une dose létale. Dilemme des soignants : laisser souffrir le patient ou entrer dans l’illégalité en augmentant les doses ?<br /> 2ème exemple ; « le recours à la sédation profonde et continue » est réservé aux patients en fin de vie d’après la loi Claeys-Leonetti. Quid des souffrances insupportables dans les cas d’une date du décès impossible à prévoir ?<br /> Mon intérêt pour le commentaire de Poch m’incite à envisager un article pour revenir sur le sujet. <br /> <br />
B
Je partage totalement ton appréciation. BP