Le coup de sang du gériatre

Publié le par Bernard Pradines

Le coup de sang du gériatre
Le coup de sang du gériatre
Le coup de sang du gériatre
Le coup de sang du gériatre

Quand Nietzsche, dans le Crépuscule des idoles cité par Michel Billé et Didier Martz dans leur ouvrage remarquable sur la tyrannie du Bienvieillir, mettait le doigt dans l'actualité : « le malade est un parasite pour la société. Arrivé à un certain état, il est indécent de vivre plus longtemps. L’obstination à végéter, esclaves des médecins et des pratiques médicales après que l’on a perdu le sens de la vie, le droit à la vie, devrait entraîner de la part de la société un profond mépris »

A cheval sur les deux derniers siècles, plus d'un siècle après  Nietzsche, les personnes âgées que nous soignions en Soins de Longue Durée ne bénéficiaient pas toujours de la plus haute considération.

Combien de fois avons-nous entendu les mots « légumes » ou « plantes vertes » ? Or, je n’ai jamais arrosé un légume ou une plante verte dans un lit du service où j’exerçais. C’eut été trop facile et assurément trop bien payé. Non, il s’agissait de personnes humaines.

Par ailleurs, je n’ai jamais soigné des personnes qui avaient perdu la tête. Les décapités ne faisaient pas partie de nos attributions car nous n’aurions pas eu la moindre efficacité dans des cas aussi désespérés.

Dans le même esprit, je ne suis pas sûr que l’on puisse résumer une personne à un fardeau, n’en déplaise à Steven H. Zarit, coconcepteur de la grille d’évaluation portant son nom.

Publié dans éthique

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R
le choix des mots est important et peut prêter à confusion. <br /> Effectivement le mot fardeau est lourd et la 1ere chose qu’il peut suggérer et donc de se délester .<br /> Pour autant la grille permet de faire le point et contribue bien à la visibilité des difficultés <br /> ?
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B
Bien d'accord, garder le principe mais changer certains mots. C'est ce que je promeus au niveau des instances. Merci.