L’accueil familial d’adultes handicapés et de personnes âgées
Une solution alternative ou intermédiaire encore trop peu développée ?
Une solution alternative ou intermédiaire encore trop peu développée ?

Les associations de bénévoles jouent un rôle crucial dans l’accompagnement des personnes âgées. Par ces temps de fragilisation de la famille et de solitude accrue, le dévouement des accompagnants volontaires, souvent des femmes retraitées, est d’un apport incommensurable. En établissement, elles disposent d’un temps qui n’est plus disponible pour les professionnels. Elles représentent un lien avec la vie du dehors. Elles sont aussi ce regard extérieur indispensable pour éviter la fermeture potentiellement dangereuse des lieux de résidence.
Certaines sont actives dans le domaine de l’accompagnement et de l’animation, d’autres dans celui de la maltraitance, d’autres encore dans celui des soins palliatifs.
Leur démarche n’est pas totalement « gratuite » : elle procure à celles qui la prodiguent un sentiment de fierté, souvent dans la continuité d’un accompagnement familial.
Il convient toutefois de modérer cet enthousiasme. Sans parler de la problématique particulière des sectes, les bénévoles peuvent appartenir à des associations soucieuses de leurs prérogatives, parfois concurrentes voire jalouses de leur position. En cela, ce secteur ne se différencie pas des autres domaines de l’action associative bénévole. Pourtant, la personne âgée a besoin d’harmonie autour d’elle, en tous cas d’un minimum de cohérence. Ainsi, il faut encourager toutes les initiatives qui visent à rapprocher les protagonistes de l’environnement de nos aînés : familles, soignants, bénévoles. Mais aussi les bénévoles entre eux. Cette coordination peut se réaliser au mieux dans actions communes.
Essayons d’unir les bonnes volontés. Ne les laissons pas isolées.