Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Diagnostics psychiatriques vite posés : attention.

Publié le par Bernard Pradines

Diagnostics psychiatriques vite posés : attention.

Qui n’a pas entendu dire : c’est « un maniaque », « une psychopathe », « un névrosé » à propos ou à l’encontre d’un patient âgé ou même d’un soignant ?

Pourtant un diagnostic, surtout d'ordre psychiatrique, doit être solidement argumenté. Cela demande beaucoup de temps, surtout lorsqu’il s’agit de cas « limites » où la psychopathologie doit être distinguée de simples tendances de la personnalité.

Le diagnostic doit être établi par des personnes compétentes en la matière. Il s’agit de médecins mais pas de n’importe lesquels. En matière de santé mentale, ce sont les psychiatres qui doivent demeurer la référence.

Qui plus est, ces praticiens ne sont pas seuls. Ils ont souvent recours à d’autres intervenants : psychologues, infirmières ... Ils doivent aussi s’enquérir de l’entourage, voire le faire participer au diagnostic et au traitement (thérapies systémiques).

Le diagnostic doit déboucher sur une conduite à tenir précise qui va de l’abstention thérapeutique à l’association de thérapies non-médicamenteuses et médicamenteuses avec ou sans hospitalisation.

Un diagnostic ne doit pas être retransmis à des personnes étrangères sans l’accord de la personne concernée. Il s’agit d’un principe élémentaire : le secret médical.

En conséquence, tout diagnostic, a fortiori psychiatrique, porté à la hâte sur un patient ou sur un soignant ne devrait être que rejeté de principe.

Partager cet article
Repost0

Directives anticipées : la grande bouderie.

Publié le par Bernard Pradines

Directives anticipées : la grande bouderie.

L’Institut National des Etudes Démographiques (INED) et l’Observatoire National de la Fin de Vie (ONFV) estiment à la fin de 2012 que « seuls 2,5% des patients concernés avaient rédigé des directives anticipées, comme l’autorise la Loi Leonetti. ». Et d’en déduire que « cela pose très clairement la question de l’appropriation des directives anticipées, à la fois par les patients et par les professionnels de santé. »

Pourquoi cette désaffection quant à la possibilité d’exprimer ses choix en vue de cette phase de la vie qui survient de plus en plus souvent au grand âge ? Qui plus est de manière plus progressive qu’autrefois ? Pourquoi nos contemporains n’utilisent-ils pas ce que le législateur présente comme une opportunité pour le patient actuel ou potentiel que nous sommes ?

Bien sûr, le déni de cette période redoutée peut être évoqué. La complexité des situations potentielles ne sera pas oubliée ainsi que leur caractère évolutif et souvent imprévisible. Le défaut d’information et d’accompagnement du public ou le manque de temps des médecins seront justement rappelés ainsi que l’insuffisante formation psychologique de ces derniers. La crainte de troubler -ou d’être troublé par- des personnes bien portantes ou malades ne sera pas ignorée. La confiance dans le système de santé joue aussi son rôle.

L’essentiel me semble résider ailleurs. Le législateur a voulu réaffirmer l’autonomie individuelle sur toute sa vie, probablement car il est un homme de pouvoir et de maitrise, peut-être parce qu’il vit ou observe la fragilisation de l’organisation familiale.

Pourtant, notre culture est profondément marquée par le rôle de notre famille, y compris si nous ne sommes plus en mesure de nous exprimer. Le citoyen « normal » fait encore majoritairement confiance à son entourage pour transmettre, sans formalisme, ses désirs ou son silence sur la fin de sa vie.

Publié dans fin de vie

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 > >>