Primum non nocere (2ème partie)
Impossible aussi d’évoquer ce sujet en oubliant les principes de bienfaisance et de non-malfaisance. Dans le texte précédent, j’ai abordé la malfaisance institutionnelle qui a consisté dans l’expérimentation massive sur des sujets involontaires au cours du siècle précédent. Il y eut aussi des exactions à type d’utilisation de procédés médicaux pour nuire aux personnes, telles que les stérilisations plus ou moins dissimulées. Sans compter les « sélections » pour envoyer massivement des personnes à une mort industrialisée.
Toutefois, la fin du vingtième siècle, ce siècle qui a vu la naissance des personnes âgées actuelles, n’a pas produit par hasard la déclaration de Tokyo de l’Association Médical Mondiale[1] en 1975, texte largement inconnu, y compris dans le monde soignant.
Il est pourtant explicite sur des sujets tels que l’assistance médicale à la torture, les soins aux détenus et aux prisonniers ou l’attitude vis-à-vis des grévistes de la faim.
Dans la troisième partie, j’envisagerai la notion d’intention.
[1] Texte complet (court) de la déclaration de Tokyo mise à jour : http://tinyurl.com/znvkj5f
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