Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Primum non nocere (2ème partie)

Publié le par Bernard Pradines

Primum non nocere  (2ème partie)
Primum non nocere  (2ème partie)

Impossible aussi d’évoquer ce sujet en oubliant les principes de bienfaisance et de non-malfaisance. Dans le texte précédent, j’ai abordé la malfaisance institutionnelle qui a consisté dans l’expérimentation massive sur des sujets involontaires au cours du siècle précédent. Il y eut aussi des exactions à type d’utilisation de procédés médicaux pour nuire aux personnes, telles que les stérilisations plus ou moins  dissimulées. Sans compter les « sélections » pour envoyer massivement des personnes à une mort industrialisée.

Toutefois, la fin du vingtième siècle, ce siècle qui a vu la naissance des personnes âgées actuelles, n’a pas produit par hasard la déclaration de Tokyo de l’Association Médical Mondiale[1] en 1975, texte largement inconnu, y compris dans le monde soignant.

Il est pourtant explicite sur des sujets tels que l’assistance médicale à la torture, les soins aux détenus et aux prisonniers ou l’attitude vis-à-vis des grévistes de la faim.

Dans la troisième partie, j’envisagerai la notion d’intention.

 

 

[1] Texte complet (court) de la déclaration de Tokyo mise à jour : http://tinyurl.com/znvkj5f

 

Publié dans éthique

Partager cet article
Repost0

Primum non nocere (1ère partie)

Publié le par Bernard Pradines

Primum non nocere  (1ère partie)
Primum non nocere  (1ère partie)

Cette locution latine, inspirée de la doctrine hippocratique, est bien connue en médecine. Elle est parfois répétée à l’envi. Quel est son sens ?

Habituellement, elle est traduite en français par les termes suivants : « d’abord ne pas nuire ». D’après Christophe Pacific[1], « pour les latinistes la meilleure traduction d'Hippocrate reste Primum nihil nocere qui exprime précisément la notion de ne nuire en aucune façon. » En effet, « nihil » signifie « rien ».

Elle est qualifiée de « principal dogme abstentionniste » sur Wikipedia.

Spontanément, on pourrait la considérer comme une évidence. En effet, comment imaginer que l’on nuise à son patient ? Pourtant à y regarder de plus près, cela ne va pas de soi.

Dans ce domaine, impossible de faire l’impasse sur le Docteur Josef Mengele et tous ceux qui se sont compromis, ici ou là, dans une médecine pseudo-expérimentale, tortionnaire et assassine. Instrumentaliser, stériliser et sacrifier ceux qui seraient haïssables, prisonniers de guerre ou civils de « races » maudites. Au nom du bien, cela va de soi. Ceci en alléguant un bénéfice pour les autres, les seuls qui seraient dignes d’être soignés. Inimaginable ? Non, une réalité survenue massivement au vingtième siècle dans des pays aussi cultivés que l’Allemagne et le Japon. Douloureusement, nous devons à la vérité que ces exactions ont eu lieu aussi dans d’autres pays, même si cela fut à moindre échelle, y compris en contrée dite « démocratique ».

Dans la deuxième partie, j’envisagerai l’actualité de l’intention de nuire.

 

[1] Christophe Pacific, 57 ans, est cadre supérieur de santé au Centre Hospitalier d'Albi et Docteur en Philosophie de l'Université Paris Est - École d’Éthique et Philosophie de la Salpêtrière.

 

Publié dans éthique

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 > >>